Italie: Une relique de saint Nicolas remise au patriarche Alexis II
Bari, 16 mars 2001 (APIC) Le 12 mars, une délégation du diocèse de Bari en Italie a remis au patriarche orthodoxe Alexis II des reliques de saint Nicolas, conservées pendant des siècles au sanctuaire italien de ce port ouvert sur l’Adriatique et l’Orient. C’est en signe de «bonne volonté» œcuménique, que l’Eglise latine remet à l’Eglise d’Orient des reliques qui lui ont été confiées lors des conquêtes des Sarrasins ou des Turcs.
La remise de reliques de saint Nicolas est considérée par Moscou, remarquent les observateurs à Rome, comme un geste de «bonne volonté» de la part du Saint-Siège. Ces reliques, contenues dans un coffret, ont été remises au patriarche orthodoxe Alexis II au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au monastère de Danilovski, siège du patriarcat. Elles seront placées dans la cathédrale du Saint-Sauveur, à Moscou.
Saint Nicolas est encore très populaire dans certaines réégions de France et d’Europe, comme en Belgique. Mais il est également l’un des saints patrons de Russie, aux côtés, en particulier, de saint Joseph, saint André et Basile le Grand.
L’évêque de Myre
Nicolas fut évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle. On le fête le 6 décembre. Une légende racontant comment saint Nicolas aurait sauvé trois bambins a aussi fait de lui le patron des enfants. Mais il était aussi connu pour ses aumônes et sa générosité envers les jeunes filles sans dot: il leur remettait de l’argent pour qu’elles puissent fonder une famille.
Nicolas serait né à Patara, en Lycie (Asie Mineure), et devint évêque de Myre, la capitale de la province. Sa renommée se répandit en raison de sa foi, de son zèle apostolique et des miracles qu’on attribuait à son intercession. Selon ses biographes grecs, il a été arrêté et emprisonné au temps de la persécution de l’empereur romain Dioclétien (284-305), et tint ferme dans la foi. Il a également participé au concile de Nicée (325). Saint Méthode écrit: «Gâce à l’enseignement de saint Nicolas, la métropole de Myre fut épargnée par l’hérésie arienne, la rejetant catégoriquement comme un poison mortel». Nicolas mourut à Myre et fut enterré dans sa cathédrale. A l’époque de l’empereur Justinien (527-565), une basilique fut construite en son honneur à Constantinople.
L’arrivée à Bari
C’est lorsque Myre et la cathédrale contenant la châsse de son saint patron tombèrent aux mains des Sarrasins que la ville de Bari à les fit enlever. Elles furent amenées à Bari le 9 mai 1087. Une église fut bâtie, et le pape Urbain II (1088-1099) vint assister à leur mise dans la nouvelle châsse.
Le 10 novembre dernier, Jean Paul II a également remis, lors d’une liturgie solennelle en la basilique Saint-Pierre, une relique de saint Grégoire l´Illuminateur, patron de l’Arménie au Catholicos de tous les Arméniens, Karékine II. Elles seront placées dans la nouvelle cathédrale actuellement en construction à Erevan, à l’occasion des 1700 ans du baptême de l’Arménie. Elles étaient jusqu’ici conservées dans un monastère de Naples. (apic/zn/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/italie-une-relique-de-saint-nicolas-remise-au-patriarche-alexis-ii/