Former les laïcs à devenir des citoyens actifs

Balkans : L’Eglise catholique veut une coopération œcuménique et interreligieuse

Rome, 20 mars 2001 (APIC) Il faudra former les laïcs pour qu’ils puissent être des citoyens actifs et engagés : c’est l’une des recommandations des évêques catholiques du Sud-Est de l’Europe, réunis à Vienne les 14 et 15 mars à l’initiative du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE) et de la Commission des épiscopats de la Communauté Européenne (COMECE).

Les présidents des conférences épiscopales d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Hongrie, de la République fédérale de Yougoslavie et de Slovénie se sont rencontrés pour réfléchir à la contribution de l’Eglise catholique à la réconciliation et à la stabilité dans le Sud-Est de l’Europe. Les deux défis identifiés par les évêques d’Europe sont en effet, d’une part, le dialogue et la coopération avec les autres Eglises – en particulier les Orthodoxes -, et avec les autres religions – en particulier avec la communauté islamique – ; et d’autre part, l’évolution vers une société plus démocratique et pluraliste.

La paix par une coopération œcuménique et interreligieuse

Les participants ont souligné la nécessité, pour favoriser l’évolution vers des sociétés démocratiques et pluralistes dans cette région encore marquée par l’ère communiste et nationaliste, de pouvoir compter sur des laïcs formés, pour qu’ils s’engagent activement en tant que citoyens, ainsi que de pouvoir disposer de media libres, indépendants, démocratiques. A leurs yeux, l’Eglise peut jouer un rôle positif pour atteindre ces deux objectifs.

Quant à la paix, les évêques sont d’avis qu’elle ne devait être fondée sur une coopération œcuménique et interreligieuse, mise en œuvre à Vienne même grâce à la participation de membres de l’Eglise orthodoxe, de la conférence des Eglises d’Europe (la KEK, qui réunit les Eglises protestantes, orthodoxes et anglicane) et de la communauté islamique. Une réelle bonne volonté existe déjà au niveau européen : il reste à la concrétiser sur le terrain, précise le communiqué final publié par la COMECE.

Ainsi, concluent les évêques, la mise en œuvre d’une « réconciliation authentique » et l’établissement d’une « stabilité durable » dans la région demandera à la fois de la « patience » et un « engagement à long terme ». L’Eglise catholique s’est engagée pour sa part à une politique de « petits pas concrets d’espérance ».

Le prochain rendez-vous des présidents des conférences des évêques de la région est fixé aux 18 et 19 avril 2001 à Strasbourg, dans le cadre de l’assemblée générale du CCEE. D’ici là, les secrétariats du CCEE et de la COMECE auront à élaborer des projets concrets pour les initiatives imaginées à Vienne.

Des initiatives à soutenir

La rencontre a également permis un survol des activités des organisations catholiques comme la Caritas, Justice & Paix, l’ICMC (International Catholic Migration Commission), Pax Christi, Renovabis et l’AED : une contribution « immense », que ce soit pour l’aide humanitaire, la création d’emplois, le retour des réfugiés, l’éducation et la formation, la promotion de la réconciliation par le dialogue et l’échange. Ce travail s’adresse souvent aux franges les plus vulnérables de la société et n’est pas exclusivement au service de la communauté catholique, mais de tous. (apic/cip/zn/bb)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/balkans-l-eglise-catholique-veut-une-cooperation-oecumenique-et-interreligieuse/