Sans lui, le christianisme mourra dans la terre où il est né
Toronto, 21 mars 2001 (APIC) « Le Liban est le dernier bastion des chrétiens en Orient », a lancé mardi à Toronto le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, en visite pastorale auprès de la diaspora maronite des Etats-Unis et du Canada. Sans lui, le christianisme mourra dans la terre où il est né.
Le cardinal Sfeir a déploré que le Liban se vide petit à petit de ses habitants, des chrétiens en particulier. Sans le maintien du bastion chrétien libanais, « c’est le christianisme qui mourra dans la terre où il est né ».
Les chrétiens de Terre Sainte, notamment à Jérusalem et dans les territoires occupés, sont devenus une petite minorité. Ils sont affectés par l’émigration, faute de perspectives de paix dans la région et en raison de l’oppression et d’une situation économique et politique de plus en plus difficile. Si les chrétiens devaient disparaître de la région, « les trois religions monothéistes – le judaïsme, le christianisme et l’islam – s’en trouveront lésées », a estimé Mgr Sfeir, chef spirituel de la communauté maronite.
Position du cardinal Sfeir soutenue par des milieux musulmans et druzes de la diaspora
Sur les 2,5 millions de Canadiens qui habitent la région de Toronto, capitale de l’Ontario, 50’000 sont d’origine libanaise, émigrés pour la plupart à la fin des années 80. A Montréal, au siège du diocèse maronite de la ville, le cardinal Sfeir a reçu une délégation de l’Union islamique présidée par Cheikh Abdel-Hamid Sinno, qui a souhaité la bienvenue au patriarche avant de rendre hommage à ses prises de position « non confessionnelles ». Le patriarche Sfeir a également reçu un message de Nazek Kamal, présidente d’une association druze d’Alberta, se disant « fière du patriarche Sfeir » et soutenant ses appels « à l’unité nationale et à la libération de la patrie ». (apic/orj/be)
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