Créer un fonds en faveur des survivants de l’apartheid

Si les bourreaux et les assassins, membres des forces de sécurité et responsables de la politique d’apartheid qui ont témoigné devant la «Commission Vérité et Réconciliation» (CVR) ont été amnistiés – eux n’ont rien perdu au plan matériel, seule leur image a été égratignée – leurs victimes n’ont par contre reçu encore aucune indemnisation. Il s’agit souvent de familles dont des membres ont été enlevés, torturés, mutilés, assassinés, de femmes qui ont perdu leur mari, d’enfants qui n’ont plus de père. La loi internationale reconnaît que ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité – une qualification que l’ONU a reconnue pour la politique d’apartheid – doivent faire acte de réparation. «Nous ne pouvons attendre 50 ans, comme les victimes de l’Holocauste», estime Neville Gabriel, car les survivants s’impatientent: il ne faut pas perdre des yeux le risque d’un conflit majeur semblable au Zimbabwe, où tout le monde risque d’être perdant. La Coalition Jubilé 2000 suggère que l’on fasse appel aux milieux économiques et financiers suisses – «qui ont profité de l’apartheid» – pour alimenter un fonds en faveur des survivants de l’apartheid. (apic/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/creer-un-fonds-en-faveur-des-survivants-de-l-apartheid/