« Le mensonge est à l’origine des malheurs du Liban »
Beyrouth, 5 février 2001 (APIC) La réconciliation nationale au Liban est loin d’être une réalité, a déploré dimanche le cardinal Nasrallah Pierre Sfeir. Lors de sa traditionnelle homélie du dimanche au siège du patriarcat maronite à Bkerké, près de Beyrouth, le prélat a qualifié la situation du Liban de « tragique ». Le chef de l’Eglise maronite a estimé que « l’entente entre tous les Libanais ne s’est toujours pas réalisée ».
A Bkerké, le patriarche Sfeir a affirmé que le mensonge est à l’origine des malheurs du Liban: « Nous continuons à nous leurrer en affirmant que l’entente a été réalisée, que la situation est saine, que tout va pour le mieux. (…) L’affliction des malades est de ne pas admettre qu’ils sont touchés par la maladie ».
Le cardinal libanais a dit son espoir que la réconciliation nationale se réalisera, que tous les prisonniers seront libérés et que tous les Libanais se retrouveront pour sauver le pays, rapporte lundi le quotidien libanais « L’Orient-Le Jour ». Mais, a-t-il poursuivi, « vous connaissez la situation, il n’est pas besoin de la décrire. Elle est tragique, et il n’y a d’autre moyen de s’en sortir que l’entente entre tous les Libanais qui ne s’est toujours pas réalisée et pour laquelle nous prions ».
Le patriarche maronite a ensuite déploré l’émigration des jeunes. « Le Liban doit subsister avec ses fils, musulmans et chrétiens, et recouvrer son rôle dans le monde ». (apic/orj/be)
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