Rome: Le Saint-Siège prépare d’ores et déjà le Sommet de l’ONU sur les droits des enfants
Rome, 5 février 2001 (APIC) La défense de la vie, de la famille et un engagement réel et exigeant pour éradiquer le fléau de la pauvreté chez les enfants figurent parmi les principales revendications que «l’ambassadeur» de Jean Paul II a présentées ce week-end, en préparation au Sommet mondial sur l’enfance organisé par l’ONU.
Cette rencontre, qui aura lieu en septembre, est particulièrement importante. La rédaction d’un document révisant la Déclaration mondiale sur la survie, la protection et le développement des enfants, promulguée il y a onze ans lors du Sommet mondial pour les Enfants, est en effet à l’ordre du jour de cette assemblée.
La question des enfants, a rappelé l’archevêque Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New York, est suivie avec beaucoup d’intérêt par l’Eglise. Le Saint-Siège a promis une participation intense et dynamique de sa délégation aussi bien pendant la phase préparatoire que pendant le sommet lui-même.
Mgr Martino a d’ores et déjà soulevé trois questions, selon lui fondamentales, qui devraient être abordées. Il s’agit de trois points figurant dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme et dans la Convention des droits des enfants ainsi que dans le plan d’action, décidé lors du Sommet de l’Enfance, tenu il y a onze ans.
Avant tout, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU a mentionné «la promotion et la protection du droit à la vie, la promotion et la protection de la dignité et des droits de l’enfant, avant et après sa naissance».
Famille: unité de base de la société
L’archevêque a précisé que le sommet sur l’enfance doit également reconnaître la famille comme «l’unité de base de la société» et «la première responsable de l’éducation et de la protection des enfants, de l’enfance jusqu’à l’adolescence».
Pour terminer, a-t-il déclaré, le document qui sera approuvé en septembre par les délégations des différents pays «doit inclure des déclarations fortes sur le développement soutenable, la remise de la dette et l’éradication de la pauvreté».
Si le sommet ne veut pas en rester à la théorie, a-t-il ajouté, il doit aborder «les thèmes qui touchent de manière décisive les vies de plus d’un milliard d’enfants dans le monde, notamment ceux qui ont trait à la santé, l’alimentation, le logement, la paix, la sécurité et la stabilité, les opportunités d’éducation, et la promesse d’un avenir meilleur». (apic/zn/pr)
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