Nouveaux dogmes: le marché unique et le «village global»

Les forces politico-sociales et économiques dominantes ont réussi à imposer au public la croyance en l’inévitabilité et en l’inexorabilité de la création du grand marché mondial unique, le fameux « Single Global Market Place », relève Riccardo Petrella. Telle serait la destinée « naturelle » de l’évolution de nos économies, en raison des « progrès » technologiques en matière de transport, d’information et de communication. Progrès faisant éclater les frontières spatiales, réduisant les distances et transformant le monde en un « village global ».

Freiner, empêcher ou simplement être « contre » cette évolution est considéré comme un acte d’aveuglement, d’inconscience. Ce serait se mettre « en dehors » de l’histoire. L’avènement du marché mondial autorégulateur, est – affirme-t-on – dans le cours de l’histoire. Le rôle principal des pouvoirs publics serait donc de créer les conditions les plus favorables pour l’intégration/adaptation du marché local (national) dans le marché mondial.

Ainsi, ces dernières années, les Etats nationaux se sont donné comme tâche principale de promouvoir la meilleure intégration possible de l’économie nationale dans l’économie mondiale. Et le président du Groupe de Lisbonne d’affirmer que tout est subordonné à cette finalité: la politique d’investissement, l’innovation technologique, la politique du marché du travail, l’enseignement et la formation, les règles du commerce, la politique fiscale et, en Europe occidentale, l’intégration européenne. (apic/be)

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