Les députés socialistes, verts, alternatif et une partie des élus radicaux se sont rangés derrière la décision du Conseil municipal zurichois, prise en automne 2000, d’autoriser l’aide au suicide dans ses homes. Ils n’ont ainsi pas suivi les nombreuses associations représentant le corps médical, les infirmières et les milieux ecclésiaux et balayée la motion démocrate-chrétienne par 90 voix contre 40. Pour les députés PDC, UDC, évangélistes et radicaux opposés au suicide assisté, il est très difficile d’évaluer la capacité de discernement d’une personne et cette tâche dépasse les compétences et le rôle du personnel soignant. Ils ont également argué que la demande de mort était toujours un appel à l’aide auxquels des soins palliatifs de bonne qualité seraient à même de répondre. Le risque, ont-ils dit, que les personnes âgées désécurisées, à qui l’on répète qu’elles sont inutiles et qu’elles coûtent cher, imitent une démarche suicidaire, réputée « digne » et qualifiée de « manifestation de l’autonomie personnelle » par les organisations d’aide au suicide. (apic/nzz/ta/wm/mjp)
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