Rome, 9 février 2001 (APIC) Le pape a rendu public, le 9 février, son message pour le carême 2001 intitulé «La charité ne tient pas compte du mal». Jean Paul II y invite les chrétiens à une «profonde révision de vie» qui seule permettra «un renouveau social authentique» et une «consolidation de la paix dans le monde».
«Il ne manque pas de baptisés, affirme le pape, qui assument une attitude de franche résistance et parfois même de franche rébellion» face aux exigences de la vie chrétienne. Pour eux, poursuit Jean Paul II, «la prière est vécue de façon plutôt superficielle» et la parole de Dieu «n’a pas d’incidence» sur leur existence. Pour le pape, ces chrétiens «ne perçoivent pas l’urgence de se confronter avec la vérité de l’Evangile» et pensent «pouvoir se passer de cette constante force spirituelle». «Ils sont alors tentés, dit le pape, de céder aux mécanismes de l’autocompasssion et de la revanche».
«Ceci vaut dans les relations interpersonnelles mais aussi dans les relations entre communautés et entre nations», poursuit le pape qui fait alors allusion aux «nombreux conflits tragiques qui déchirent l’humanité, ayant comme origine parfois même des questions religieuses mal comprises».
Le pardon, unique voie vers la paix
«L’unique voie de la paix est le pardon» affirme-t-il, en rappelant qu’il s’est fait lui-même, pendant l’année du Jubilé, «porte-parole de la demande de pardon de l’Eglise à Dieu». Il n’y a pas d’autre voie, poursuit le pape, que celle du pardon «reçu et offert». Il évoque par ailleurs la «purification de la mémoire» comme «une profession» que l’Eglise «fait sienne avec une conviction renouvelée». «Il n’est pas facile de se convertir au pardon et à la réconciliation», souligne ensuite Jean Paul II. C’est un «défi qui peut déjà apparaître problématique lorsqu’à l’origine se trouve notre propre faute» et qui peut être perçu, poursuit-il, «lorsque la faute est de l’autre comme une humiliation non raisonnable». Ce défi ne sera relevé qu’avec un «sérieux changement de vie et un chemin de conversion intérieur».
Le pape encourage enfin les chrétiens à se montrer généreux lors des collectes du carême. «Il ne s’agit pas de donner quelque chose de superflu pour tranquilliser sa propre conscience, insiste-t-il, mais de prendre sur soi avec une sollicitude solidaire, la misère présente dans le monde». (apic/imed/bb)
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