Non à la production d’embryons pour la recherche

France: La Commission d’éthique dit oui au clonage d’embryons surnuméraires abandonnés

Rome, vendredi 9 février 2001 (APIC) Le Comité français national d’éthique se prononce en faveur du clonage thérapeutique d’embryons surnuméraires. Elle rejette en revanche unanimement la production d’embryons pour la recherche. La commission d’éthique se pose ainsi en porte-à-faux par rapport à l’Académie pontificale pour la Vie qui estime illicite de détruire des embryons, même si c’est pour soigner d’autres personnes. Mais elle va moins loin que l’Angleterre qui vient d’accepter le clonage thérapeutique durant 14 jours après la fécondation.

L’avis de la commission d’éthique française tombe en même temps que la décision de l’Angleterre de permettre le clonage « thérapeutique ». Une décision « moralement inadmissible » s’indignent les associations anglaises de défense de la vie humaine dès sa conception.

Selon l’édition de jeudi du 8 février du quotidien français « Le Monde », la Commission consultative nationale d’éthique (CCNE) s’est en effet exprimée à une très large majorité en faveur du « clonage thérapeutique » et de l’utilisation des embryons dits « surnuméraires », issus de la fécondation in vitro, et partant, de leur destruction. Le comité français d’éthique a en revanche rappelé son « attachement unanime » à l’interdiction du clonage dans un but « reproductif », excluant également la production d’embryons pour la recherche.

La fin ne justifie pas les moyens

L’Académie pontificale pour la Vie déclare que toute destruction d’embryon est à proscrire, même si elle sert à venir en aide à de grands malades. En août dernier, l’académie vaticane a en effet publié la « Déclaration sur la production et l’utilisation scientifique et thérapeutique des cellules staminales des embryons humains ». « Aucune fin considérée comme bonne ne peut justifier cette intervention, précise la Déclaration ».

Le pape Jean-Paul II estime qu’il faut orienter la recherche sur les cellules adultes, pour les thérapies des maladies que le clonage se propose de vaincre: alzheimer, leucémie, parkinson. En 1997, l’Académie Pontificale pour la Vie, fondée par Jean-Paul II lui-même, avait déjà publié un document de réflexion sur le clonage dans lequel elle expliquait les graves répercussions éthiques du clonage d’embryons humains, indépendamment du fait qu’il soit réalisé à des fins reproductives, de recherche scientifique ou comme banque d’organes.(site:

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