On est prié de verser intégralement les dons à l’AdC

Suisse: Appel des évêques à l’occasion des 40 ans de l’Action de Carême

Fribourg, 20 février 2001 (APIC) La conférence des évêques suisses (CES) appuie les projets de l’Action de Carême (AdC), qui fête cette année son 40e anniversaire. Elle insiste pour que l’argent récolté sous le sigle de l’Action de Carême soit versé à l’œuvre et non à d’autres projets. Durant 4 décennies, l’organisation aura récolté près de 700 millions de francs, et elle appuie actuellement 500 projets.

Dans un communiqué diffusé le 20 février, la Conférence des évêques suisses, basée à Fribourg, souligne que l’Action de Carême anime depuis quarante ans les six semaines menant à Pâques « en nous invitant à les vivre comme un temps de réflexion, de conversion et de partage avec les déshérités et les défavorisés de notre monde ». Les évêques mettent en évidence les réalisations de l’Action de Carême au cours des quarante ans écoulés depuis sa fondation. Celle-ci a pu récolter environ 700 millions de francs et les a investis « dans des milliers de projets répartis dans différents continents ». Aujourd’hui, souligne le communiqué, elle appuie environ 500 projets et programmes.

A l’occasion de son quarantième anniversaire, l’Action de Carême a adopté le slogan « Civiliser l’argent » pour sa campagne 2001. « L’argent imprègne très fortement notre vie quotidienne. Il peut promouvoir la vie et la communauté. Il peut aussi les détruire. Cela dépend de la manière dont se vit cette relation », affirment les évêques suisses.

L’argent est à verser intégralement à l’Action de Carême

« Un don à l’Action de Carême entraîne un rendement élevé. L’argent donné devient créateur d’espoir, et l’espoir n’a pas de prix. Recevoir un don engage les bénéficiaires à gérer soigneusement l’argent reçu », souligne la CES. Dans son communiqué, les évêques suisses insistent auprès des paroisses et des communautés pour que « tout l’argent récolté sous le nom de l’Action de Carême pendant le temps du carême – entrée en carême, soupe de carême etc. – soit intégralement versé à l’Action de Carême et non pas à d’autres projets, quelle que soit leur pertinence ».

Il y a assez de possibilités dans l’année pour d’autres collectes, affirme la CES, qui met par ailleurs en évidence le rôle de « caisse de compensation » joué par l’Action de Carême pour les défavorisés du Sud qui n’ont autrement aucun accès à l’argent des dons. « C’est pourquoi il est urgent de développer une culture de fair-play en matière de collecte. »

Rome: Jean Paul II reçoit le président égyptien Hosni Moubarak

Mettre fin à toute forme de violence au Moyen-Orient

Rome, 20 février 2001 (APIC) Jean Paul II a à nouveau demandé un arrêt des violences et la reprise des négociations au Moyen-Orient, le 20 février, en recevant le président égyptien au Vatican. Hosni Moubarak a rencontré pour la sixième fois le pape, durant près d’une demi-heure, à l’occasion d’une visite officielle en Italie.

D’après le porte-parole du Saint-Siège, le pape et le président ont « échangé des opinions » sur le processus de paix au Moyen-Orient, en exprimant le souhait « qu’un climat de détente et de dialogue, nécessaire pour rétablir la confiance mutuelle et faire fructifier les objectifs atteints jusqu’à présent, s’instaure le plus vite possible ».

Parmi ceux qui accompagnaient Hosni Moubarak au Vatican se trouvait le ministre égyptien des Affaires étrangères, Amre Moussa, qui s’est entretenu du Moyen-Orient avec Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats. « Le Saint-Siège a réaffirmé la nécessité que l’on mette fin immédiatement à toute forme de violence dans la région, a encore commenté Joachin Navarro-Valls, de manière à consacrer toute l’attention et tous les efforts possibles à la recherche d’une paix véritable et juste ». Pour le Saint-Siège, a-t-il insisté, la paix au Moyen-Orient « ne peut se réaliser que dans le respect de la loi internationale de la part de tous, et dans la conviction que les peuples ont les mêmes droits et les mêmes devoirs ».

Attendre avant de juger Ariel Sharon

Hosni Moubarak, pour sa part, avait déjà exprimé sa préoccupation concernant l’impasse du processus de paix au Moyen-Orient, en rencontrant, le 19 février, le président de la République italien, Carlo Azeglio Ciampi, et le premier ministre Giuliano Amato. La presse italienne rapportait le 20 février que le président égyptien leur avait exprimé le souhait que l’Union européenne se fasse « plus proche et plus présente » dans les négociations entre Israéliens et Palestiniens. Hosni Moubarak s’était montré par ailleurs plutôt prudent dans son appréciation du nouveau premier ministre israélien, en affirmant vouloir « attendre de voir la ligne de conduite de son gouvernement » avant de le juger. Il avait toutefois invité à « ne pas exaspérer davantage le peuple palestinien, déprimé, sans travail, toujours plus disposé à tout, et même à tuer », en mettant en garde les pays européens contre la possibilité d’attentats de la part des « nombreux terroristes islamistes ».

C’était la sixième fois qu’Hosni Moubarak rencontrait Jean Paul II au Vatican, et la première depuis le voyage du pape au Caire et au Mont Sinaï du 24 au 26 février 2000. « Une visite passionnante », a lui-même commenté Jean Paul II le 20 février en s’adressant au président égyptien, tandis que celui-ci lui offrait une grande reproduction sur papyrus d’un portrait de la reine égyptienne Nefertiti. (apic/imed/bb)

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