France: Le Secours Catholique dénonce la situation précaire des demandeurs d’asile
Paris,
(APIC) Dans son édition «Presse Info» d’hiver 2001, le Secours Catholique français révèle que 20 % des personnes accueillies par l’association en France sont des étrangers, alors qu’ils ne représentent que 5 % de la population. Les demandeurs d’asile et les sans-papiers viennent la solliciter pour l’hébergement ou les soins médicaux.
Un tiers des étrangers accueillis par le Secours Catholique ont des problèmes avec l’administration de l’asile. es réfugiés et les sans-papiers qui viennent à l’association sont souvent en attente d’une réponse de l’administration, débordée par 39’000 demandes en 2000, alors qu’il y en avait 21’000 en 1998. Les problèmes les plus importants concernent les conditions d’accueil et les frais nécessaires pour une défense équitable
Selon l’association caritative, seuls 5 % des demandeurs d’asile ont accès à l’hébergement spécifique, et les autres sont soutenus financièrement par une aide mensuelle de 1800 francs français, qui ne peut excéder une année. Les demandeurs de l’asile territorial sont reçus dans les préfectures et doivent observer une période d’attente de 4 à 12 mois, durant laquelle ils n’ont pas droit à un hébergement spécifique ni à une aide de survie.
Les moyens financiers faibles handicapent les demandeurs
Le Secours Catholique demande que l’accès des requérants au travail soit possible après l’examen du dossier, que l’allocation soit fixée à un seuil permettant de vivre dignement et que les capacités d’héébergement spécifique soient augmentées.
Un recours pour obtenir le statut de réfugié n’aboutit pas sans avocat, et l’aide juridictionnelle n’est accordée qu’à ceux qui sont entrés en France avec les documents de voyage en règle, soit 20 % des demandeurs, dénonce encore l’article.
Le Secours Catholique constate que beaucoup de demandeurs d’asile déboutés restent en France et «vivotent de petit travaux, de l’aide de compatriotes ou de soutien d’association quand leur survie est menacée». Selon l’organisation, cette situation va engendrer au fil des années des problèmes familiaux et de santé. «Diverses circulaires ont permis des régularisations des dossiers en 1991 et 1997 en élargissant par bienveillance les possibilités de dérogation de préfets. Il nous semble possible que cette ’bienveillance’ devienne permanente», conclut l’article. (apic/com/om)
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