Un groupe oligarchique venu d’Ouganda s’est emparé du pouvoir

Sur la liste noire des tueurs des milices « Interahamwe » durant le génocide de 1994, Faustin Twagiramungu n’a dû son salut qu’à la fuite. Il ne peut donc être soupçonné de sympathie pour les « génocidaires ». Aujourd’hui, il qualifie le régime de Kigali de « dictatorial, militariste, hégémoniste et oligarchique ». Hégémoniste, parce qu’il s’est emparé depuis le 2 août 1998, avec l’Ouganda et le Burundi, d’une portion importante du territoire de la République démocratique du Congo (RDC). Il occupe ce pays voisin et pille ses richesses minières en violation du droit international, notamment de la Résolution 1234 du Conseil de sécurité de l’ONU et malgré l’Accord de Lusaka. Oligarchique, « parce qu’aujourd’hui, parler en termes de pouvoir tutsi n’est pas exact, car les Tutsis ne sont pas tous associés aux affaires. » Nombre d’entre eux, rescapés du génocide, cherchent asile à l’étranger ou se plaignent de la confiscation du pouvoir par le groupe venu de l’Ouganda avec Kagame. « Il s’agit d’une nouvelle oligarchie composée des militaires d’origine rwandaise qui appartenaient à l’armée du président ougandais Yoweri Museveni ». (apic/be)

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