Elections législatives en Italie: les interrogations ne manquent pas
Rome, 10 janvier 2001 (APIC) A l’approche des élections législatives italiennes, les commentaires vont bon train dans la presse du pays. Et les interrogations ne manquent pas sur les relations entre l’Eglise et l’Etat, mais aussi à propos de la candidature du maire sortant de Rome
L’Eglise échappera-t-elle en Italie à l’instrumentalisation des propos du pape et des évêques dans le contexte des élections législatives qui doivent avoir lieu au printemps prochain ?
La question rejaillit en tout cas dans la presse italienne depuis la démission officielle de Francesco Rutelli comme maire de Rome le 8 janvier, celui-ci se présentant comme candidat du parti de centre gauche et la > entre le pape et Francesco Rutelli, malgré l’autorisation qu’avait donnée ce dernier à l’organisation de la > à Rome au début du mois de juillet, pour laquelle Jean Paul II avait exprimé publiquement son >.
La presse a rendu compte ainsi de la participation du maire de Rome à la messe de conclusion du jubilé présidée par le pape sur la Place Saint-Pierre le 6 janvier, puis de sa présence lors de la visite de Jean Paul II au siège des éboueurs de la municipalité de Rome le 7 janvier en fin d’après-midi. Les journaux soulignent par ailleurs que Francesco Rutelli sera de nouveau reçu par Jean Paul II le 18 janvier prochain, lors de l’audience traditionnellement accordée par le pape en début d’année aux administrateurs de la Commune, de la région et de la province de Rome.
Tensions avec les évêques
La presse italienne met en relief en revanche des > entre Rutelli et les évêques de Rome, comme le titre > le 10 janvier. Le 9 janvier en effet, le quotidien >, qui dépend de la Conférence épiscopale italienne, a publié un court article assez ironique sur le programme proposé par Francesco Rutelli en vue des prochaines élections législatives, en soulignant son peu de préoccupation pour les questions éthiques.
Interrogé par > le 10 janvier, le directeur de >, Dino Boffo, souligne toutefois qu’il ne s’agissait que d’un seul des articles publié par le quotidien, sur une page entière consacrée à Rutelli, d’autres ne lui étant pas >. Dino Boffo déplore donc des > par lesquelles . Le même jour, le cardinal italien Ersilio Tonini, ancien archevêque de Ravenne âgé de 86 ans, qui intervient fréquemment pour expliquer les positions de l’Eglise dans la presse italienne, avait insisté dans >, sur la légitimité des interventions de l’Eglise dans les domaines éthiques.
Visite reportée
On ne peut pas accuser l’Eglise de vouloir > si elle parle de valeurs morales, avait-il déclaré, en ajoutant qu’, avait insisté le cardinal Tonini, sans qu’on l’accuse de vouloir > ou de >, celui-ci ne pouvant être le >.
Pour ne pas donner matière à des débats politiques déjà nourris sur l’Eglise face aux prochaines élections législatives, le projet de visite de Jean Paul II au Parlement italien, envisagé il y a plusieurs mois pour le milieu du mois de janvier 2001, a été reporté à la période post-électorale. (apic/imed/pr)
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