Guinée-Conakry : Urgence pour plus de 450’000 réfugiés lancés sur les routes
Bruxelles, 11 janvier 2001 (APIC) La situation humanitaire ne cesse de se dégrader en Guinée Conakry. La Guinée, la Sierra Leone et le Liberia se renvoient des flots de réfugiés, chassés par les violents affrontements entre armées et groupes de rebelles. Prise au piège des multiples combats, la population n’a d’autre recours que de fuir et d’espérer l’intervention et l’assistance internationales.
Le directeur de Caritas Guinée, le Père Engel, témoigne d’une situation aussi complexe que fluctuante sur le terrain. « Les réfugiés et déplacés sont plus nombreux que ce qui est officiellement annoncé », explique-t-il. Il y a entre 450 et 500’000 personnes sur les routes guinéennes. Des camps se sont établis d’abord dans les zones frontalières à Macenta et à Kissidougou. Mais suite aux attaques rebelles, les gens ont pris peur et tentent de rentrer chez eux même si la sécurité n’y est pas meilleure.
A l’intérieur du pays, les habitants fuient leur village devant les attaques. Les maisons sont systématiquement détruites, le bétail est volé, les champs sont brûlés et les greniers alimentaires sont vidés !
3’000 arrivées par jour à Konakry
Le problème majeur est que ces réfugiés et déplacés sont contraints de perpétuellement fuir devant les attaques. Il est difficile de les localiser et de leur venir en aide. Caritas Guinée organise des convois pour les réfugiés qui tentent de rentrer chez eux, en plus de ses aides diocésaines et de son soutien direct aux personnes dans les camps, en collaboration avec le HCR, le CICR et le PAM. Ceux qui veulent s’en retourner chez eux sont transportés par bateaux ou par camions vers Conakry. où un camp de transit a été installé. Ce camp accueille aujourd’hui 3’000 personnes par jour. Un second camp sera très prochainement ouvert par Caritas dans la périphérie de la capitale.
Caritas Secours International-Belgique assurera sur place la gestion financière et administrative. Pour préparer cette mission, un membre de son équipe d’urgence, Hubert de Maere, part lundi prochain sur le terrain. Des contacts ont déjà été pris avec le gouvernement belge et ECHO, qui se sont dits sensibles aux événements tragiques se déroulant en Guinée. (apic/cip/mjp)
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