Rome: La Chine reste toujours fermée à une éventuelle visite de Jean-Paul II
Rome, 16 janvier 2001 (APIC) Le gouvernement chinois a réaffirmé officiellement, le 15 janvier, son opposition à une éventuelle visite de Jean-Paul II en Chine. A l’occasion de la visite du premier ministre italien, Giuliano Amato, à Pékin du 14 au 17 janvier, le premier ministre chinois Zhu Rongji a rappelé l’offense causée par la canonisation, le 1er octobre 2000, des 120 martyrs.
Lors de sa rencontre avec Giuliano Amato, Zhu Rongji a insisté sur « l’offense » causée à son pays par la canonisation des 120 martyrs, célébrée de surcroît le jour-même de l’anniversaire de la proclamation de la République populaire chinoise. « Nous suspectons que derrière cette provocation, il y a par ailleurs Taïwan », a expliqué le premier ministre chinois, d’après le quotidien italien « Il Messaggero ». Le gouvernement chinois avait déjà protesté contre la canonisation des 120 martyrs de Chine affirmant que la liste des futurs saints était présentée par l’Eglise catholique de Taïwan. Ce que le porte-parole du Saint-Siège avait lui-même relativisé le 22 septembre.
Comme condition à l’établissement de relations entre la Chine et le Vatican, le gouvernement chinois demande au Saint-Siège de rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan. Une autre exigence est par ailleurs la garantie de la « non-ingérence » dans les affaires intérieures de la Chine, le pape devant donc renoncer à nommer librement des évêques dans les diocèses chinois.
Selon le quotidien « Il Messaggero », Zhu Rongji a toutefois affirmé que malgré ces « blessures ouvertes », « le dialogue n’est pas considéré comme étant fermé », et que la Chine « attend maintenant un acte officiel de la part du Vatican » pour le relancer. (apic/imed/bb)
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