Conférence mondiale contre le racisme en septembre à Durban: les africains s’organisent
Dakar, 22 janvier 2001 (APIC) Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) africaines de défense des droits de l’homme ont appelé dimanche soir les gouvernements du continent, à reconnaître et à déclarer que la traite négrière est un crime contre l’humanité. Les ONG en dénoncé les pratiques de l’esclavage en Mauritanie, au Soudan, au Niger et au Cameroun.
Réunies à Dakar les 20 et 21 janvier pour préparer la conférence mondiale de septembre prochain à Durban (Afrique du Sud) sur le racisme, la discrimination raciale et l’intolérance, elles ont demandé aux ministres africains qui se réuniront à leur tour, du 22 au 24 janvier, d’admettre le droit des peuples africains à une «juste et équitable réparation» des tords commises par l’esclavage.
Elles ont condamné la pratique de l’esclavage, préconisé la ratification, par tous les états africains des conventions et traités internationaux contre le racisme, la discrimination raciale et l’intolérance, ainsi que l’harmonisation de leurs politiques avec ces traités. Elles ont également encouragé l’élaboration, la mise en œuvre de politiques nationales de lutte contre ces pratiques, la promotion de relations entre le gouvernements et les ONG de défense des droits de l’homme, l’adoption, par les états de mesures spécifiques de protection des groupes vulnérables: femmes, enfants, personnes âgées, malades et handicapés.
Par ailleurs, un groupe de 70 ONG et d’associations de la société civile du Botswana a réclamé aux Etats et à la communauté internationale, d’exiger la compensation aux descendants des victimes de la traite négrière. Dans un document publié en marge de la conférence des ONG africaines, les botwanaises condamnent «l’attitude et l’indifférence» de la communauté internationale et des gouvernements africains qui continuent d’ignorer les pratiques de l’esclavage encore persistant en Mauritanie, au Soudan, au Niger et au Cameroun.
Les rencontres préparatoires de Dakar, aussi bien celles des ONG que celle des gouvernements, ont regroupé plus de cinq cents participants dont des ONG chrétiennes. Le Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, Mary Robinson, également secrétaire générale de la conférence mondiale de Durban, a participé aux travaux. Au cours de son intervention, elle a mis l’accent sur des thèmes, tels que le rôle de l’Afrique dans la lutte contre le racisme, les conflits ethniques, entre autres. (apic/ibc/pr)
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