Interview du Père Maillard

ENCADRE

Q.: Bernard Maillard, vous êtes capucin et pendant trois ans, jusqu’en automne dernier, vous avez fait partie de l’équipe pastorale de Bulle. Qu’est-ce qui vous a amené à accepter ce nouveau mandat?

B. Maillard: L’engagement au service de la mission, comme directeur de MISSIO-OPM, s’inscrit dans le prolongement de multiples engagements qui m’ont permis de percevoir la dimension missionnaire de l’Eglise, ici et au loin. La mission n’est pas extérieure à l’Eglise et aux communautés chrétiennes. Elle en est le moteur. Je dirais avec des mots simples qu’elle est question d’amour, ou mieux encore, de réponse à un amour. La mission est libératrice, à l’instar du Christ, premier missionnaire, qui compte sur nous. J’accepte cette charge dans un esprit de communion avec l’Eglise universelle.

Q.: Les Œuvres Pontificales Missionnaires, créés il y a plus de 150 ans, sont surtout connues lors du Dimanche de la Mission Universelle, fin octobre et par la collecte en faveur des missions?

B. Maillard: MISSIO-OPM, c’est la solidarité entre les Eglises locales. Dès le début des communautés chrétiennes, l’apôtre Paul ose demander aux communautés riches de venir en aide à celles qui sont dans le besoin. Les Eglises, soutenues par MISSIO-OPM et les Œuvres pontificales missionnaires présentes dans le monde entier, offrent à nos communautés des expériences missionnaires fort suggestives pour notre pastorale. Nous n’avons certes pas à les copier, mais à nous laisser interpeller par leur vie, leur style de pastorale, leur plan pastoral.

Q.: Les Œuvres pontificales missionnaires ont été créées dans une période où il s’agissait surtout de soutenir les missionnaires de chez nous «en terre de mission». La situation a profondément changé aujourd’hui. Quelle rôle peut encore jouer MISSIO-OPM?

B. Maillard: La mission est toujours actuelle: l’Eglise est missionnaire et le restera toujours, car cette dimension la définit où qu’elle soit, ici et au loin. Si MISSIO-OPM joue un rôle d’animation tout particulièrement pour le mois ou le Dimanche de la Mission Universelle, ses documents sont une mine d’or pour des célébrations eucharistiques, des veillées de prière ou des soirées d’information et de partage de la foi tout au long de l’année. Un certain nombre de prêtres, de religieux et de religieuses et de laïcs/ques de ces Eglises participent à l’animation pastorale de nos communautés chrétiennes.

MISSIO-OPM a été créée pat une laïque engagée, Pauline Jaricot. Son initiative audacieuse, son «sou» par semaine et sa prière quotidienne, ont été appréciés et reconnue. L’Eglise missionnaire, elle est ici et au loin. Elle ne cesse de susciter des engagements. MISSIO-OPM, c’est aussi en Suisse des collaborateurs et des collaboratrices, des agents pastoraux et des laïcs engagés dans la pastorale, qui travaillent dans le sens de son slogan: «Echange et partage entre les Eglises».

Q.: Pour les années à venir, quelles sont vos priorités?

B. Maillard: Je vais avec l’Equipe de direction et les Bureaux régionaux d’abord écouter, pour traduire dans le concret ce qu’est la mission. Je vais découvrir aussi les autres régions, avec leur sensibilité culturelle et missionnaire, en collaborant étroitement avec les organismes missionnaires. Cet échange s’appuie aussi sur un partage avec d’autres Eglises locales. Je vais continuer sur la lancée du Père Damian Weber. (apic/fides/pr)

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