Elections en Israël: L’analyse d’un franciscain israélien
Jérusalem, 31 janvier 2001 (APIC) Dans l’attente des élections du Premier ministre, prévues le 6 février prochain, la tension politique en Israël est très grande. Selon les derniers sondages, entre les deux candidats qui se présentent, le travailliste Ehud Barak (centre gauche) et le général Ariel Sharon, dirigeant de la droite, il y a une différence qui oscille entre 16% et 20% en faveur de Sharon, pourtant responsable de ce nouvel intifada.
S’il n’intervient pas un changement radical, les tentatives de Barak, Premier ministre sortant, pour récupérer la majorité, semblent destinées à un échec. Pour ces élections, «décisives» pour le processus de paix entre Israël et les Palestiniens, la position des citoyens arabes israéliens pèsera d’un grand poids; ils représentent 12% de l’électorat, et ont annoncé qu’ils s’abstiendraient massivement.
Sur les perspectives politiques, et sur les scénarios possibles, l’Agence vaticane Fides a interrogé le Père David Jaeger, franciscain israélien, qui se trouve à Jérusalem. Il est Consulteur juridique de la Custodie de Terre Sainte, et professeur de Droit Canon à l’Université Pontificale «Antonianum» de Rome.
Q.: A une semaine du vote, Ehud Barak semble déjà avoir perdu: pourquoi?
P. Jaeger: Barak, dès son élection comme Premier ministre en mai 1999, a réussi à décevoir tous les secteurs de la population: tout à tour, il a déçu les religieux et les laïcs, la gauche et le centre, les Arabes et les Juifs des classes les moins privilégiées. Ses inversions fréquentes dans la politique intérieure ont jeté la confusion chez tout le monde, à tel point que, à la veille des élections, même chez les partisans de Barak, on note peu d’enthousiasme. D’autre part, Barak espère que, au dernier moment, le «grand centre» se mobilisera et ira quand même voter, au moins pour éviter le pire, c’est-à-dire l’élection de Sharon.
Q.: Quelle est la position des électeurs modérés, du
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