Polémique sur une pratique étrangère à l’Afrique

Cameroun: L’incinération divise l’opinion

Yaoundé, 3 juillet 2001 (APIC) Brûler un corps et le réduire en cendres afin de les conserver ou les disperser dans la nature, jamais l’Afrique noire en général et le Cameroun en particulier n’avaient connu pareille situation. Et c’est pourtant ce qui vient de se passer au Cameroun. Deux grandes personnalités du pays viennent d’être incinérées et leurs cendres dispersées dans la nature selon leurs volontés.

Leur incinération a provoqué une indignation et suscité des interrogations aux Camerounais. L’incinération a toujours été considérée comme quelque chose d’immoral, d’anormal. Ceux qui la pratiquaient le faisaient en cachette, au risque de se voir chassés d’un village ou radiés d’un clan.

En effet, l’incinération, cette façon de traiter le corps humain à la mort, était interdite voire inexistante en Afrique noire. Aussi l’incinération des deux personnalités en question – un chanteur et un militaire – a-t-elle étonné plus d’une personne, à commencer par le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala. Le prélat précise cependant que l’Eglise catholique ne refuse plus les funérailles ecclésiastiques aux incinérés depuis le 5 juillet 1963. Mais son enseignement est clair: elle préfère l’ensevelissement du corps sauf si on la choisit pour des raisons contraires à la foi chrétienne. (apic/mbt/pr)

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