Kenya, 2 juillet 2001(APIC) Le président kenyan Daniel Arap Moi a suggéré de punir par la pendaison les personnes malades du sida ou séropositives qui transmettent déélibérément le virus et la réclusion à perpétuité pour les auteurs de violences sexuelles.
A son retour à Nairobi depuis les Etats Unis, où il a participé à la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur le sida, Moi a dénoncé le laxisme dont font preuve les Eglises sur la question. «Si 80% des Kenyans sont de religion chrétienne, comment se fait-il que la maladie se diffuse aussi rapidement»? s’est-il demandé.
Au Kenya, la peine de mort existe et elle est appliquée à grande échelle: entre janvier 2000 et le mois de mars dernier, 143 sentences capitales ont été exécutées.
Sept cents malades du sida meurent chaque jour au Kenya et les contaminations dépassent les deux millions.
Un représentant digne de foi de la société civile, désireux de conserver l’anonymat, a critiqué la prise de position du président. «La promiscuité est certainement le mal qu’il faut combattre dans notre pays, un mal qui a durement touché notre classe dirigeante» a déclaré l’interviewé en manifestant une profonde hostilité à ’égard de l’application de la peine de mort. (apic/mna/pr)
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