Camp de travail pour « activités religieuses illégales »
Dongsheng, 6 juillet 2001 (APIC) Douze chrétiens protestants sur les 35 arrêtés en Mongolie intérieure par la police chinoise le 26 mai dernier pour « activités religieuses illégales » ont été condamnés à des peines de rééducation par le travail. Ils appartiennent tous à des « Eglises domestiques », non enregistrées auprès du Mouvement des Trois autonomies, l’organe officiel qui patronne les activités des communautés protestantes « légales ».
La revue des Missions étrangères de Paris, « Eglises d´Asie », dans son édition du 1er juillet, indique que les douze chrétiens protestants ont été envoyés en camp de travail. Prononcées par la police de Dongsheng, ces peines de rééducation par le travail, d’une durée de deux à trois ans, ont la particularité d’être « administratives », ne nécessitant pas un examen par l’appareil judiciaire. L’information a été donnée le 20 juin dernier par le Centre d’information pour les droits de l’homme et la démocratie en Chine, organisation basée à Hongkong.
Selon le centre, les 23 autres protestants arrêtés le 26 mai dernier ont été relâchés après avoir payé une amende. La responsable de ce groupe de protestants « clandestins », Wang Yulan, a reçu la peine la plus lourde, soit trois années de camp, précise la même source. Elle subit là le sort que connaît déjà son mari, condamné l’an dernier à la même peine pour les mêmes motifs.
Selon « Eglises d’Asie », les « Eglises domestiques » et les communautés protestantes non enregistrées auprès des autorités ont connu un très important développement ces dernières années, au fur et à mesure que les réformes économiques transformaient la société chinoise. En l’absence de statistiques officielles, le nombre total des chrétiens protestants en Chine est estimé entre 35 et 40 millions de personnes, dont 25 millions pratiquent leur foi en-dehors des structures officielles.(apic/zn/mk/bb)
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