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Le moindre mal face à la pandémie qui décime la population
Johannesburg, 8 juillet 2001 (APIC) L’évêque catholique de Rustenburg, dans le Transvaal, en Afrique du Sud, s’est déclaré favorable à l’usage du préservatif pour lutter contre la pandémie du sida. Mgr Kevin Dowling propose en effet de lever la condamnation par l’Eglise catholique du condom comme méthode de prévention contre le sida, rapporte dimanche le journal sud-africain «Sunday Times» à Johannesburg.
«Un évêque catholique dit oui au préservatif», titre le journal sud-africain, qui rappelle que près de 5 millions de Sud-Africains sont infectés par le virus HIV. Cette proposition va certainement susciter une levée de bouclier dans l’Eglise catholique, fermement opposée à l’usage du condom, relève le journal. Mais Mgr Kevin Dowling, qui, au sein de la Conférence des évêques sud-africain étudie la possibilité d’une nouvelle approche pour combattre le développement de la maladie, propose désormais que l’on lève l’interdiction totale d’utiliser le préservatif proclamée par l’Eglise catholique.
Si cette proposition est retenue lors de l’assemblée plénière des évêques fin juillet, un document sur le sida contenant cette petite bombe sera alors publié en tant que lettre pastorale officielle par la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe. Le projet de document est actuellement entre les mains des évêques en vue de leur réunion du 24 juillet prochain. Mgr Dowling, un religieux rédemptoriste, relève que le sida tue tellement de gens qu’il a estimé ne pas pouvoir esquiver la question du préservatif.
Le projet de document met évidemment en question la position traditionnelle de l’Eglise catholique. Tout en réaffirmant qu’il ne peut y avoir de relations sexuelles qu’au sein du mariage, le document proposé aux évêques ajoute que le préservatif devrait être vu dans le contexte d’une société où nombre de gens n’acceptent pas cette valeur. Mgr Dowling affirme que l’Eglise doit pousser ces personnes à agir de façon responsable en ne s’infectant pas elles-mêmes et en ne «transmettant pas la mort». L’évêque de Rustenburg est devenu conscient du problème du sida en côtoyant les travailleurs des mines de platine et les habitants des bidonvilles entourant Rustenburg. Il y rencontre chaque semaine des familles décimées par la maladie. Selon les statistiques d’une clinique catholique locale, la seule dans la région, le taux d’infection atteint désormais près de 50% de la population de certaines zones. (apic/suntim/be)
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