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Rome, 11 juillet 2001 (APIC) Le Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants a profité de la période des vacances d’été pour publier, le 11 juillet 2001, un document en italien de 26 pages présentant quelques «orientations pour la pastorale du tourisme». Ce «guide du touriste» souligne les objectifs et les structures pastorales qui doivent être mises en place dans les diocèses pour l’accueil des touristes, mettant en garde contre certains abus comme le tourisme sexuel.
Reprenant certains points du message de Jean Paul II pour la 22ème journée mondiale du tourisme, publié le 19 juin 2001, Mgr Stephen Fumio Hamao, président du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants, divise son document en quatre grandes parties liées au tourisme: le temps libre, la personne, la société et la conception chrétienne du monde.
Dans une présentation du document, Mgr Francesco Gioia, secrétaire du Conseil pontifical, affirme que le tourisme est devenu aujourd’hui «un des phénomènes qui caractérise le plus la société actuelle». En effet, explique-t-il, alors qu’au 19ème siècle on travaillait en moyenne 4’000 heures par an, aujourd’hui l’ouvrier français travaille près de 1’600 heures, l’italien 1’700 et le japonais 1’900. D’où l’augmentation du nombre de touristes en 50 ans, de 25 millions à 698 millions aujourd’hui et à 1,6 milliard prévus en 2020.
Cette «première force économique au monde» nécessite l’attention de l’Eglise, explique le document qui, après avoir rappelé les bienfaits d’un «temps de repos et d’équilibre», met en garde contre certains dangers». Il y a le danger que le repos soit considéré comme un moment où l’on a plus rien à faire», souligne le document, précisant qu’une telle conception du repos ne correspond sans aucun doute à sa réalité anthropologique». Pour Mgr Stephen Hamao, «le tourisme ne doit pas non plus devenir un instrument de dissolution ou de destruction». Il faisait là allusion à certaines localités touristiques «qui veulent imiter tout ce qui est étranger, avec le danger de compromettre ses propres valeurs» pour des intérêts économiques en particulier.
«Plaies de l’humanité»
Un autre danger cité par le Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants est celui du tourisme sexuel. «L’exploitation des personnes, surtout des femmes et des enfants, dans le but du travail et à des fins sexuelles, ainsi que le trafic de la drogue ou encore la destruction physique de l’identité culturelle» sont «des plaies pour l’humanité», explique le Conseil. Même si le tourisme et la mondialisation n’en sont pas les seuls responsables, ajoute-t-il, «on ne peut pas ignorer qu’ils favorisent ces plaies».
En conclusion, le document propose quelques «objectifs pastoraux» adressés aux diocèses pour que le tourisme devienne un lieu d’évangélisation, notamment à travers les jeunes, les écoles, la gestion des biens culturels et l’oecuménisme. Mgr Hamao insiste en particulier sur la formation des guides touristiques, sur la bonne préparation des voyages pour les touristes et pour cela, sur une collaboration entre l’Eglise et la société.
Le Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants, institué par Jean Paul II le 28 juin 1988 pour remplacer la Commission pontificale pour la pastorale des migrants et des itinérants – créée par Paul VI en 1970 -, a notamment pour objectif de «promouvoir et de coordonner une analyse permanente du développement du tourisme». Cette analyse est régulièrement présentée à l’Organisation mondiale du tourisme par l’observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Piero Monni.(apic/imed/sk/pr)
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