Naples, 19 juillet 2001 (APIC) Le cardinal Michele Giordano, archevêque de Naples, blanchi en décembre dernier dans une affaire d’usure, n’a pas fini de régler ses comptes avec la justice. Un procureur de Naples l’accuse cette fois de fraude fiscale et de présentation de faux bilan.
En décembre 2000, le procureur de la République de Lagonegro, en Campanie, avait requis trois ans de prison, outre une amende de 15 milliards de lires, contre le cardinal Giordano, pour complicité dans des entreprises d’usure dirigées par son frère. La totalité de l’argent prêté à ce dernier par le cardinal s’élevant à près de 1 milliard 400 millions de lires – prêtés à de petits entrepreneurs endettés à des taux d’intérêt de 50 à 300 % -, le procureur avait estimé que le prélat « ne pouvait pas ne pas savoir ».
Quelques jours plus tard, le juge de Lagonegro s’était prononcé en faveur de l’innocence du cardinal, estimant qu’il n’était pas au courant de l’usage de l’argent prêté à son frère.
En marge du procès intenté par les magistrats de Lagonegro, le cardinal a été accusé en décembre 1998 de fraude fiscale et de présentation de faux bilan, cette fois par la procure de Naples. Une audience préliminaire devrait avoir lieu cette année encore. La dernière accusation apparue dans ce cadre, en octobre dernier, concerne l’acquisition par le diocèse de Naples de biens immobiliers (des hangars) auprès de sociétés privées, pour lesquels la totalité du prix payé n’aurait pas été déclaré. Le cardinal Giordano aurait donné son accord à une fausse déclaration. Le milliard de lires de différence entre le prix déclaré et le prix réel aurait été partagé entre les membres du conseil d’administration de l’agence immobilière. (apic/cip/imed/pr)
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