Sénégal: Annonce d’une opération de déminage en Casamance
Dakar, 22 juillet 2001 (APIC) Le Ministre sénégalais de la Défense, originaire de Casamance, a déclaré que le gouvernement lancerait un programme de déminage de la région frontalière de Guinée-Bissau, dès que la paix serait revenue dans la région. En Casamance, on attend le retour d’un grand nombre de réfugiés expulsés de Guinée-Bissau.
Le Sénégal a demandé le soutien de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire Internationale, du Programme de Développement des Nations-Unies, de la France, du Canada et des Etats-Unis. Toutefois, le démarrage du programme est conditionné par le retour de la paix dans la région, a souligné le ministre de la défense Youba Sambou.
Les opérations de déminage concerneront en particulier la région de la frontière avec la Guinée-Bissau, où la population civile, qui fuit les combats, est souvent victime des mines. A ce sujet, le >Ministre de la Défense a déclaré que, d’après une enquête gouvernementale, les réfugiés sénégalais expulsés récemment de Guinée-Bissau, étaient des civils et non des rebelles. La Guinée-Bissau accuse les réfugiés d’appuyer les rebelles en leur fournissant de la nourriture. Dernièrement, des bandes armées, que l’on considère comme faisant partie de la rébellion de Casamance, ont tué des civils et détruit des habitations en Guinée-Bissau.
Enfants nés dans les camps et dépourvus de papiers d’identité
En Casamance, on attend depuis longtemps le retour d’une partie des réfugiés expulsés de Guinée-Bissau. Les autorités locales ont pris des dispositions pour leur réinsertion dans leurs villages d’origine. Des organismes comme «Caritas», «Catholic Relief Service», «Christian Children Fund» sont disposés à soutenir l’opération.
Le premier bilan concernant les réfugiés de retour dans la région est préoccupant. Jusqu’au début du mois de juillet, le centre d’accueil de Ziguinchor a reçu 493 personnes: 282 enfants, 134 femmes et 77 hommes. Mais, d’après le directeur du centre, les réfugiés débarquent par petits groupes, et la plus grande partie doit encore arriver.
La situation des enfants est la plus grave. Nombre d’entre eux sont nés dans les camps d’accueil en Guinée-Bissau et n’ont pas de papiers d’identité sénégalais, sans lesquels ils ne peuvent recevoir d’aide de l’Etat. Pour résoudre cette question, les autorités de Ziguinchor s’emploient à accélérer la remise des documents d’identité. (apic/fs/mjp)
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