L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) rappelle l’actualité de la Convention de Genève sur les réfugiés, document qui a aujourd’hui 50 ans. Aujourd’hui des millions de personnes dans le monde se trouvent loin de leurs pays à cause des conflits armés et des catastrophes humanitaires.

L’OSAR s’adresse à la Suisse

La Convention de Genève a été conclue le 28 juillet 1951, il y a exactement 50 ans. «Grande charte des réfugiés» ce document fondateur, qui n’a rien perdu de son actualité au fil des ans, a permis à d’innombrables personnes en fuite de commencer une nouvelle vie en sécurité. Elle était une réaction au problème des réfugiés après la deuxième guerre mondiale.

Aujourd’hui il y a 22 millions de personnes placées sous la protection du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et plus de 20 millions d’autres personnes sont persécutées de par le monde.

La Convention de Genève engage les Etats contractants à protéger les réfugiés contre leurs persécuteurs et à leur donner des droits leur permettant de se reconstruire une existence digne.

L’OSAR s’inquiète de l’évolution plus récente du droit d’asile en direction d’un durcissement. «Elle ose néanmoins espérer qu’une Suisse courageuse et visionnaire fera des pas courageux et visionnaires en faveur de la protection des réfugiés. Le prochain pas serait d’accorder l’asile également aux victimes de persécutions non étatiques».

Une procédure d’asile correcte

Dans le cadre de la révision en cours de la loi suisse sur l’asile, une nouvelle réglementation est prévue concernant les Etats tiers. Cela signifierait, estime l’OSAR, que ne seraient autorisés à entamer une procédure d’asile en Suisse que les réfugiés qui cachent le chemin qu’ils ont parcouru pour arriver jusqu’ici. Les réfugiés seraient obligés de mentir pour être accueillis en Suisse.

Les centres d’accueil ne garantissent pas aux demandeurs d’asile l’accès à une représentation juridique. Des délais extrêmement courts, parfois 24 heures, empêchent une protection juridique efficace. L’OSAR demande des délais minimaux de 10 jours. La Convention de Genève plaide pour la naturalisation facilitée des réfugiés. L’OSAR demande la naturalisation facilitée des réfugiés après un séjour de cinq ans en Suisse. (apic/osar/iac)

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