Obstacles et espoirs dans le procès sur l’assassinat de Mgr Gerardi

Encadré

La plupart des auteurs de violations des droits de l’homme ne sont pas passés en justice au Guatemala. Jusqu’à la réouverture, l’an dernier, du procès de Mgr Juan Gerardi Conedera, il n’était pas prévu de procédures judiciaires afin de connaître les noms des auteurs de crimes.

Le procès des auteurs de l’assassinat de l’évêque Juan Gerardi s’est heurté à de nombreux obstacles: menaces, harcèlement, suspension de procès faute de preuves, renonciation de deux juges et d’un avocat, exil de témoins clés, mort de six témoins potentiels dans des circonstances non éclaircies jusqu’à maintenant.

« Nous sommes pour un processus transparent où l’on applique vraiment la justice, surtout après trois années d’attente. Et nous sommes contre le mécanisme qui tend à chercher des ’victimes expiatoires’. Personnellement, j’ai cette crainte, j’ai la sensation que pour l’instant le gouvernement essaie de chercher un coupable. Cela pourrait être le cas du Père Mario Orantes », a affirmé l’évêque Alvaro Ramazzini, du diocèse de San Marcos, durant la procédure judiciaire liée au cas de son confrère.

« L’avenir du Guatemala sera très difficile, poursuit l’évêque de San Marcos. Il faut sensibiliser la communauté internationale à l’impunité qui continue d’être appliquée dans notre pays. Et c’est pour cela qu’il est très important pour nous d’éclaircir l’assassinat de Mgr Gerardi. Avec ce cas, nous assénerons un bon coup à l’impunité. Jamais il n’y a eu un tel procès. On connaît les auteurs des atrocités commises dans le pays, mais jamais à la suite d’un procès judiciaire ». (apic/iac/bb)

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