Mexico, 1er août 2001 (APIC) La commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) du Mexique aurait occulté un rapport sur la «guerre sale des années 70», dénonce le quotidien «la Jornada».
Selon ce quotidien mexicain, le dossier, résultat d’une enquête menée entre 1990 et 1992, traiterait des cas d’au moins 206 disparus. Les accusations de «La Jornada» sont en contradiction avec ce qu’a affirmé le mois dernier le directeur de la Cndh, José Luis Soberanes, selon lequel il serait nécessaire de reprendre depuis le début tout le travail effectué sur quelques-une des années les plus noires de l’histoire récente du Mexique.
La semaine passée, Sobranes en personne a fait savoir qu’un premier document sur les 500 disparus signalés au cours de la décennie serait prêt au mois d’octobre. Les renseignements que possède la Cndh sont cependant en contradiction avec ceux qui ont été fournis par différentes organisations de la société civile, dont l’Association des parents et amis des «desaparecidos» (Afadem), qui estiment à plus de 1’500 les victimes de disparitions forcées entre la fin des années 60 et le début des années 80.
La position du «Comité Eureka» est encore plus critique; selon lui, la Cndh n’est pas en mesure de travailler dans l’impartialité car elle aurait déjà, dans le passé, «couvert» des crimes politiques attribués à des agents du gouvernement. (apic/mna/pr)
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