Colombie: Les paramilitaires de plus en plus présents sur le terrain

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Responsables de la disparition de nombreux civils

Bogota, 7 août 2001 (APIC) Les disparitions de civils ont remplacé depuis quelques temps les massacres dans la zone du port pétrolier de Barrancabermeja (Magdalena Medio), théâtre de fréquentes attaques commises par les paramilitaires à l’encontre de la population. En janvier, six personnes ont disparu dans des circonstances encore non élucidées, en mars, 11, en avril, 5, en juin, 13 et en juillet, 6.

L’armée a admis que le nombre des cas de disparitions documentés était largement inférieur à celui dénoncé par la société civile et a confirmé que la responsabilité de ces disparitions incombait aux Auc (Autodéfenses unies de Colombie).

L’entrée des paramilitaires dans la ville il y a deux ans a été suivie d’une vague de violence qui a fait jusqu’à présent près d’un millier de morts, essentiellement parmi la population paysanne et déplacée.

Outre la brutalité des meurtres, les paramilitaires ont adopté la macabre habitude d’éventrer les cadavres et de les jeter dans le fleuve Magdalena afin qu’ils coulent et qu’ils ne soient pas retrouvés. L’institut de médecine légale a réussi à n’en retrouver que 18 cette année, dans un état de décomposition avancée. Dans le même temps, les découvertes de fosses communes ont augmenté: trois au cours de ces dernières semaines. Elles contiennent un nombre indéterminé de victimes et parmi elles, des jeunes gens.

Les paramilitaires, groupes d’extrême-droite, sont financés par des multinationales, par les trafiquants de drogue et de gros propriétaires terriens. Ils agissent avec la complicité de l’armée régulière, et en toute impunité, avec, souvent, la «bénédiction», sinon du gouvernement, du moins de certains ministres. (apic/mna/pr)

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