Inde: Le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de l’Inde interpellent Vajpayee
New Delhi, 9 août 2001 (APIC) Les chrétiens de l’Inde dénoncent à nouveau les fréquentes persécutions commises par les fondamentalistes hindous dont ils sont victimes. Mgr Henry D’Souza, archevêque de Calcutta, et John Dayal, respectivement président et secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises de l’Inde, ont sommé le premier ministre Atal Behari Vajpayee de mettre fin aux activités du Sangh Parivar, une organisation de fondamentalistes hindous.
Ce groupe est l’auteur de récentes agressions commises contre des chrétiens dans plusieurs localités. Deux de leurs victimes ont été grièvement blessées.
Le Conseil a également écrit à la Commission nationale des droits de l’homme pour rapporter les activités des fondamentalistes dans des Etats de l’Inde tels que Himachal, Uttar Pradesh, Maharashtra, Orissa, Gujarat, Rajasthan et Maddhya Pradesh. Les membres du Sangh Parivar y ont en effet menacé des orphelinats et des communautés religieuses.
Des sources religieuses contactées par l’agence Misna relatent les détails de récents incidents. Le 4 août dernier, à Chamgarh (district de Solan, Etat de Himachal), deux séminaristes d’une église indépendante locale qui distribuaient des opuscules ont été maltraités et forcés à signer une déclaration affirmant qu’ils « convertissaient de force » les résidents. Le 6 août, à Thane (près de Bombay, Etat de Maharashtra), une quarantaine d’activistes du Sangh Parivar ont attaqué le Père Oscar Mendoça près de l’église Saint- Jean-Baptiste, le blessant grièvement.
« Punir » les chrétiens
Les fondamentalistes ont précisé qu’ils avaient l’intention de « punir » les chrétiens pour avoir tué trois membres du Rashtriya Sawayam Sevak Sankgh (Rss), aile militante du Bharatiya Janata, parti de vajpayee, dans l’Etat de Tripura (nord-est du pays).
Le 7 août enfin, à Ujiain, racontent affirment encore sources citées par Misna, dans le Madhya Pradesh, une religieuse âgée de 30 ans, Leena Vellampuniyel, de l’hôpital Nirmala du village de Chandera, a été sérieusement blessée, victime de fondamentalistes. Ces derniers tiré sur le visage la religieuse, avant de prendre la fuite.
La police n’a pas réussi à identifier les malfaiteurs. La religieuse est actuellement hospitalisée, dans les conditions critiques. La communauté chrétienne a interpellé à plusieurs reprises le Premier ministre, l’invitant à ne pas considérer ces épisodes comme des incidents isolés mais de prendre acte de la campagne de violence et de haine menée par les extrémistes contre les chrétiens. (apic/mna/pr)
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