Berne, 12 août 2001 (APIC) Suite à la décision prise le 10 août par l’Office fédéral des réfugiés (ODR) de continuer les renvois de demandeurs d’asile déboutés au Sri Lanka, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) demande que les Tamouls qui viennent des territoires en proie à la guerre civile au nord et à l’est de l’île soient admis provisoirement en Suisse. Si elles sont renvoyées au Sri Lanka, ces personnes courent en effet le risque d’être repoussés vers la zone de conflit, affirme l’OSAR dans un communiqué diffusé le 10 août.
«Beaucoup de demandeurs d’asile tamouls qui cherchent protection en Suisse ont fui les conflits armés du nord et de l’est du pays. Les autorités suisses admettent que l’exécution des renvois dans les zones directement touchées par la guerre civile n’est pas possible. Cependant, dans la pratique, les personnes qui n’ont pas reçu l’asile sont renvoyées au sud du Sri Lanka, en particulier à Colombo», déplore l’OSAR dans son communiqué.
Les Tamouls qui rentrent dans leur pays ont les plus grandes difficultés à s’établir à Colombo s’ils n’ont pas habité dans la capitale avant leur départ, estime l’organisation. Les membres de la minorité tamoule n’ont à leur retour au Sri Lanka ni logement ni moyens d’existence assurés. Selon Martin Stürzinger, expert de l’OSAR pour le Sri Lanka, «les personnes renvoyées au sud de l’île courent de facto le risque d’être rejetées vers la zone des conflits».
Pour ces raisons, l’OSAR demande que les demandeurs d’asile tamouls déboutés qui viennent du nord et de l’est du Sri Lanka et qui n’ont pas vécu auparavant pendant une longue période au sud de l’île soient admis provisoirement en Suisse. (apic/com/bb)
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