Pas de suppression de la mention de la nationalité sur la carte d’identité israélienne

Encadré

En novembre dernier, sous le gouvernement d’Ehud Barak, le vote sur l’abolition de la mention de la nationalité sur la carte d’identité israélienne – source de toutes sortes de discriminations visant le million d’Israéliens non juifs vivant en Israël -, avait une nouvelle fois été repoussé aux calendes grecques. Pourtant, le ministre israélien de l’Intérieur reconnaissait à l’époque que l’Etat juif pratiquait des discriminations entre ses citoyens, classés principalement selon les catégories «juif», «arabe» ou «druze».

Le vote sur la modification des cartes d’identité se situait dans le cadre de la «révolution civique» proposée un temps par l’ex-Premier ministre israélien Ehud Barak. La «révolution civique» du gouvernement Barak visait également à légaliser le mariage civil, qui n’existe pas en Israël. En raison de la législation religieuse dans ce domaine, des centaines de milliers de personnes ne peuvent pas se marier en Israël, notamment de nombreux immigrants de l’ex-URSS. Les partis religieux et le Grand Rabbinat aimeraient pourtant limiter le mariage civil aux non juifs, à ceux qui font un mariage mixte ou qui ne peuvent se marier selon la «halacha», par exemple un membre de la classe des prêtres (»cohen») mariant une divorcée.

Selon la proposition de l’ancien ministre israélien de l’Intérieur Haim Ramon, la catégorie «nationalité» aurait été effacée des cartes d’identité, mais maintenue dans le registre de la population. Haim Ramon, alors député à la Knesset, avait déjà proposé de supprimer cette mention en 1977, estimant qu’elle contredit les principes fondamentaux d’un Etat démocratique censé traiter tous ses citoyens sur une base d’égalité.

Pour le ministre de l’Intérieur du précédent gouvernement israélien, la mention sur la carte d’identité «crée une discrimination». La classification selon la catégorie «juif» ou autre nationalité ne touche pas seulement les chrétiens, les musulmans ou les druzes, mais également d’autres catégories, par exemple les juifs convertis non reconnus par les orthodoxes. Une partie des récents immigrants, acceptés en raison de liens familiaux, ne sont pas enregistrés comme juifs dans le registre de la population et sur la carte d’identité. (apic/jpost/haar/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/encadre-153/