Bruxelles/Kisangani, 14 août 2001 (APIC) Claude Olenga, animateur pastoral à Kisangani, où il préside la Commission Justice et Paix de l’archidiocèse, a été de nouveau arrêté par des agents de sécurité du RCD Goma. Cette fois, il « est soumis à des tortures horribles » et sa vie est « en danger », avertit le Réseau Européen pour le Congo, qui vient de lancer un SOS depuis Bruxelles.
Le président de la Commission Justice et Paix de Kisangani a été enlevé le 10 août par les rebelles du « Rassemblement du Congo pour la Démocratie », qui lui reprochent notamment son engagement pour la démilitarisation de la ville.
Selon les dirigeants du RCD Goma, Claude Olenga aurait d’abord eu le grand tort d’organiser, à travers la ville de Kisangani, des sessions et des conférences plaidant pour le retrait des troupes d’agression et pour la démilitarisation de la cité avant la tenue du dialogue intercongolais. Il est également reproché au président de la Commission catholique Justice et Paix de vouloir mobiliser la population de l’archidiocèse pour réclamer la constitution d’un Tribunal Pénal International sur le Congo afin de juger les crimes de guerre qui y sont commis et pour réclamer la reconstruction de la ville de Kisangani par le Rwanda et par l’Ouganda.
Claude Olenga avait déjà été arrêté le 25 août 1999 par des agents du RCD Goma avec un autre membre de la Commission Justice et Paix. Détenus au cachot du département de la sécurité et des renseignements de Kisangani, ils avaient été libérés une semaine plus tard. Cette arrestation avait aussitôt été dénoncée comme arbitraire par des organisations de défense des droits humains, car elles y voyaient une manoeuvre évidente d’intimidation des membres actifs d’organisations partenaires au Congo. (apic/cip/bb)
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