ONU : L’Allemagne au crible du Comité des droits économiques, sociaux et culturels
Genève, 31 août 2001 (APIC) Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies a terminé aujourd’hui l’examen du rapport périodique sur l’Allemagne. Les experts onusiens ont manifesté leur préoccupation sur le problème de l’exploitation sexuelle des mineurs.
Selon Interpol, l’Allemagne est le principal producteur de films pornographiques mettant en scène des enfants. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont de vastes centres de distribution et les Etats-Unis constitue le plus gros marché, avec un chiffre d’affaires annuel qui dépasse le milliard de dollars.
La délégation allemande à l’ONU a affirmé que la lutte contre les sévices, l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales et la pornographie mettant en scène des enfants est une priorité du gouvernement. Mais la réalité reste alarmante, selon Terre des Hommes- Allemagne. Aujourd’hui «grâce» à Internet entre les trafiquants d’enfants et leurs clients issus du monde entier il n’y a qu’un clic. Le chiffre d’affaires annuel de l’industrie sexuelle réalisé par la vente d’enfants et de pornographie enfantine est estimé à 500 milliards de Mark, dont 1,5 milliard pour l’Allemagne.
Enfants utilisés par des gangs
Le rapport révèle qu’un grand nombre de mineurs non accompagnés sont aussi fréquemment exploités par les gangs s’engageant au grand banditisme qui emploient les enfants comme courriers des drogues, surtout en Allemagne et Italie. Les mômes sont aussi utilisés aussi comme voleurs par des bandes roumaines en Allemagne. Les gangs profitent du fait que si un mineur est arrêté par les autorités, il sera dispensé de poursuites juridiques.
Selon le Bureau International du Travail (B.I.T.), 250 millions d’enfants de cinq à quatorze ans sont contraints au travail dans le monde. Ils vivent pour la majorité dans les pays d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud, mais aussi en Europe où près de 2 millions de jeunes de moins de 15 ans doivent trimer, notamment au Royaume Uni, en Italie et ainsi qu’en Allemagne, où on estime à environ 300’000 les enfants turcs au travail. (apic/iac/bb)
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