La Colombie ou 145’000 km2 de zones minées

Encadré

Le 6 septembre 2000, pendant le Sommet du millénaire, le président de la Colombie, Andrés Pastrana Arango, a déposé l’instrument de ratification du Traité pour l’Interdiction des mines. Dès le 6 mars 2001 la Colombie aura 10 ans pour supprimer les mines actives et 4 ans pour détruire les 20’000 mines stockées par les Forces Militaires.

On estime qu’il existe environ 100’000 mines antipersonnel enterrées sous le sol colombien, affectant un tiers du territoire. Antioquía, Bolívar et Santander sont les départements les plus affectés.

Jusqu´à ce moment le gouvernement ne s’occupait pas des victimes, qui étaient prises en charge par des institutions privées ou des fondations comme Cirec (Fondation pro-Chirurgie Reconstructive) qui s’occupent de la réhabilitation. A partir de la ratification, le Gouvernement colombien devra remplir un rôle actif dans les traitements; services médicaux, réhabilitation physique et psychologique et insertion sociale des personnes mutilées sauvagement par des mines.

Actuellement la Colombie est le seul pays du continent américain qui continue à placer des mines dans son territoire. La Campagne Colombienne Contre les Mines estime à quelques 200 victimes mortelles et 600 victimes mutilées par les mines antipersonnel depuis 1991. La Campagne pense que ces chiffres sont supérieurs puisque les régions les plus touchées sont des zones rurales en dehors de la portée des statistiques.

La fondatrice de Cirec, Jeannette Perry de Saravia, a insisté sur le besoin de créer des réseaux sociaux capables de soutenir les victimes, leurs familles et leurs contextes puisque les premiers six mois on a besoin de beaucoup de courage pour faire face à la détonation, la mutilation et la réinsertion sociale. «C’est un moment très dur et la société doit être présente».(apic/iac/bb)

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