« Changement radical de cap ».
Amsterdam, 20 septembre 2001 (APIC) L’archidiocèse catholique romain d’Utrecht, aux Pays-Bas envisage d’abandonner la structure paroissiale traditionnelle pour la remplacer par des équipes pastorales au service de groupes de paroisses. Il qualifie ce pas de « changement radical de cap ».
Dans une brochure adressée aux instances dirigeantes de ses paroisses pour consultation, l’archidiocèse a souligné que la paroisse traditionnelle n’arrivait plus à répondre aux « besoins et questions des croyants modernes ».
Comme les autres diocèses du pays, l’archidiocèse doit faire face à la diminution du nombre des ecclésiastiques et des membres laïcs. Aux Pays-Bas, le modèle de la paroisse catholique date de 1853, année au cours de laquelle la hiérarchie épiscopale catholique a été rétablie dans le pays.
Les paroisses sont basées sur le principe d’un prêtre par village ou district résidentiel. Les nouvelles équipes devraient être composées d’au moins quatre sortes d’animateurs pastoraux: pour le catéchisme, le ministère diaconal, la croissance de l’Eglise et la liturgie.
Ces équipes pastorales peuvent être composées d’hommes ou de femmes, à l’exception peut-être de la personne responsable de la liturgie, qui devrait être « de préférence » un prêtre, et donc un homme, puisque les femmes ne peuvent accéder à la prêtrise dans l’Eglise catholique. Le domaine de responsabilité de cette personne est la vie cultuelle du district, avec « comme point culminant la célébration de l’Eucharistie ».
Débat en automne déjà
La nouvelle structure exige des prêtres qu’ils partagent la charge de plusieurs paroisses. Chaque prêtre sera aussi responsable d’un domaine spécifique de la pastorale et non plus d’une paroisse, comme c’est le cas actuellement.
L’archidiocèse va débattre de ce changement avec les animateurs pastoraux de l’Eglise. Une version finale de ce projet devrait être présentée et acceptée en automne 2002.
Pour le journal de l’Eglise catholique aux Pays-Bas, la nouvelle politique proposée est un « changement radical de cap ».
Jacques Vlaar, président de l’Association des animateurs pastoraux, se réjouit de ce changement, rapporte l’Agence de nouvelles ANP, et il souligne que la nouvelle structure correspond à la vision du ministère pastoral tel que le conçoivent les animateurs.
Un précédent
Le déclin du nombre des prêtres et croyants pousse certains autres diocèses à envisager une restructuration radicale.
Les 365 paroisses du diocèse d’s-Hertogenbosch seront remplacées par quelque 150 « unités pastorales ». Au sein de chaque unité, une Eglise sera désignée comme « l’Eglise centrale » dans laquelle tous les actes cultuels auront lieu. D’autres églises deviendront des chapelles où pourront être célébrés mariages et funérailles, et d’autres seront démolies.
Le diocèse de Roermond a déjà entamé une réorganisation générale qui a conduit au regroupement des paroisses en équipes coopérant étroitement et qui a permis l’échange des prêtres. (apic/eni/pr)
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