Kazakhstan: Rencontre du pape avec les jeunes à l’université Eurasia
De notre envoyée spéciale, Sophie de Ravinel
Astana, 23 septembre 2001 (APIC) Dimanche, en fin d’après midi, directement après sa visite officielle au président, Jean Paul II est venu retrouver les jeunes qui ont été plusieurs milliers à l’acclamer joyeusement, sous le soleil, aux abords de la toute nouvelle université Eurasia. Le pape les a invités, dans un long discours en russe, à ne se laisser emporter, ni par le vide, ni par la violence.
Attendu avec des chants en russe, en kazakh, en polonais ou en allemand, le pape est arrivé devant l’université en papamobile et a salué avec chaleur la plupart des jeunes qui ont été obligés de rester dehors. Dans le grand et prestigieux amphithéâtre, quelque 600 jeunes «privilégiés» ont pu voir Jean Paul II de près, puis écouter , son discours dans de confortables fauteuils.
«En préparant ce voyage, leur a-t-il affirmé, je me suis demandé ce que les jeunes du Kazakhstan aimeraient entendre du pape de Rome. Et je me suis dit que comme tout les jeunes vous aimeriez savoir, ’qu’elle est le sens de ma vie et mon destin’? Vous avez un désir de liberté, nobles héritiers du peuple Kazakh, qui est infini comme la steppe dans laquelle vous êtes nés». «Qu’il n’arrive a aucun de vous de tomber dans la violence, a poursuivi le pape, elle n’est pas moins destructrice que le vide de l’idéologie communiste qui a tant fait souffrir vos parents». Pour lui, «le vide est la négation de l’infini, un infini que votre steppe évoque avec force».
Pas de foi sans rencontre avec le Christ
«Permettez-moi, a alors proclamé avec force Jean Paul II devant une assemblée à minorité catholique, de professer devant vous, avec humilité et fierté, le foi des chrétiens. Seule la rencontre avec le Christ donne un bonheur entier à l’homme». Le pape a ajouté que «s’il n’y a pas cette rencontre, la foi se réduit à une somme de principes assommants et de règles pénibles à accepter».
«Le Kazakhstan de demain a votre visage ! s’est enfin exclamé Jean Paul II en incitant ainsi les jeunes à s’enraciner dans leur pays».
Un concert magnifique a clôturé la rencontre. Un orchestre composé de 20 jeunes munis d’instruments à cordes proche d’une balalaïka -, vêtus de longs vêtements de soie moirée et coiffés de hauts chapeaux coniques, ont entonné une partition très prenante savant mélange de tradition russe, chinoise et musulmane – que le pape rythmait sur l’accoudoir de son fauteuil. (apic/imed/bb)
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