Suisse: Votations sur l’interruption de grossesse
Fribourg, 26 septembre 2001 (APIC) Les évêques suisses constatent « avec tristesse » que leur Déclaration du 5 septembre dernier concernant l’interruption de grossesse a donné lieu à différents malentendus. La précision des évêques sur certains points vise à éviter que ne se propagent de fausses interprétations, des affirmations erronées. Les évêques souhaitent en outre ne pas être entraînés dans une polémique stérile, mais tiennent à « rétablir certains faits et à expliciter davantage leur position »
Dans sa déclaration du 5 septembre, la Conférence des évêques suisses (CES) a reconnu que l’initiative de la Mère et l’Enfant contient des éléments positifs, à savoir la protection de la vie humaine à naître. Sur le fond, elle a donc fait part de son accord sur le texte de l’initiative, comme elle l’avait d’ailleurs déjà indiqué clairement dans son communiqué du 12 juin 1998 (240e assemblée ordinaire).
Alors que leur rejet du régime des délais est souligné avec force, nulle part dans cette déclaration les évêques n’ont recommandé le rejet de l’initiative ! Ils se sont toutefois permis de souligner qu’elle est à leurs yeux insuffisante, dans le sens qu’elle ne pourrait pas être appliquée sans que les autorités ne mettent en place auparavant des mesures d’accompagnement dignes de ce nom, qui démontreraient une volonté politique claire, en cas de non au régime des délais, de rendre viable une interdiction légale de l’avortement dans une société complexe et pluraliste. (cf. Jean-Paul II, Evangelium vitae 90).
En énumérant les principales mesures à prendre – et répétant ainsi leurs requêtes précédentes – les évêques ont rappelé « clairement les politiciens à leur devoir social et de législateurs ». Par ailleurs, précise le communiqué de la CES, en tenant compte des aspects culturels et sociaux, ainsi que de la nécessité de changer les mentalités, un cheminement plus global est judicieux pour atteindre le même but que celui des auteurs de l’initiative.
Tout en faisant part de ses doutes quant à l’initiative, la CES exhortait, dans sa Déclaration du 5 septembre, « les croyants et l’ensemble de la population suisse à s’engager activement pour une meilleure protection de la mère et de l’enfant, sur la base de ces considérations et de leur conscience en tant qu’hommes et en tant que chrétiens » La CES ne donne donc aucune consigne de vote par rapport à l’initiative.
A propos d’ »Evangelium vitae »
Les évêques, qui remercient tous ceux qui s’engagent pour la protection de la vie à naître, répondent enfin aux reproches selon lesquels ils ne se distancieraient pas du modèle prôné en son temps par le PDC. « Est-il besoin de rappeler que ce modèle ne sera pas l’objet de la votation de l’an prochain? Il va par ailleurs sans dire que la CES juge qu’un tel modèle ne protège pas fondamentalement la vie à naître ». (apic/com/pr)
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