«L’animal n’est pas un objet, mais un être vivant»
Rome, 1er octobre 2001 (APIC) La manie des Italiens de détenir à la maison des animaux sauvages – ce qui est en principe interdit par la loi – fait bondir le quotidien du Vatican. A quelques jours de la fête de saint François d’Assise, le 4 octobre, «L’Osservatore Romano» du 30 septembre dénonce la possession d’animaux sauvages pour son «passe-temps» ou parce que c’est la mode.
Alors que l’Eglise s’apprête à fêter le saint d’Assise, connu en particulier pour son amour de la nature et des animaux, le quotidien du Vatican dénonce le «marché infâme et lucratif de l’exotique». «L’Osservatore Romano» réagit aux nombreux faits divers révélés ces jours-ci dans les journaux italiens, annonçant qu’un lion s’est enfui dans la campagne romaine, qu’une panthère cherche à se sauver sur les collines piémontaises, ou encore qu’un python royal a été retrouvé mort dans les rues de Milan.
«Des milliers d’animaux jugés dangereux par la loi sont entrés dans les maisons italiennes ces dernières années», déplore le quotidien constatant que la mode d’avoir un animal exotique chez soi a pris pied dans le pays.
Soulignant les problèmes d’acclimatation que rencontrent ces animaux en dehors de leur habitat, «L’Osservatore Romano» explique que l’animal a une sensibilité et qu’il est indispensable d’avoir un bon rapport avec lui. «L’animal n’est pas un objet, mais un être vivant. Il doit être respecté, compris et, à l’exemple de saint François, aimé», conclut l’article. (apic/imed/mk)
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