236 Pères synodaux présents à cette réunion

Rome: Le cardinal Egan présente au Synode la figure de l’évêque du 3ème millénaire

Rome 1er octobre 2001 (APIC) Le cardinal Edward Michael Egan, archevêque de New York, a présenté lundi la figure de l’évêque du troisième millénaire aux participants de la 10ème assemblée générale du Synode des évêques qui s’est ouverte dimanche. 236 Pères synodaux étaient présents le 1er octobre à cette première réunion de travail.

A l’occasion de la première « congrégation générale », en présence de Jean Paul II, le cardinal américain, relateur général du Synode, a énuméré les exigences auxquelles l’évêque doit répondre, soulignant que certaines sont fondamentales et familières, alors que d’autres sont « complètement nouvelles et parfois inattendues ».

« Nous, les évêques, sommes appelés à être au service de l’Evangile et à porter une espérance surnaturelle au monde parfois découragé », a déclaré le cardinal Egan. S’adressant aux évêques diocésains ainsi qu’aux évêques auxiliaires, à ceux de la curie romaine, aux diplomates du Vatican et aux évêques émérites, le cardinal a insisté pour que ce service soit « humble ».

En commençant l’énumération des différents points sur lesquels l’évêque d’aujourd’hui doit fonder sa vocation, le prélat a tout d’abord affirmé que « pour être à la hauteur de sa tâche, l’évêque a besoin surtout de sainteté de vie ». « La responsabilité de l’évêque va au-delà de ses efforts personnels », a-t-il ajouté, précisant l’importance de s’associer aux prédicateurs, aux évangélisateurs, aux enseignants et aux catéchistes pour parvenir aux fins de sa mission.

Collaboration avec les prêtres et les diacres

Pour être enfin « maître influent de la foi, a-t-il précisé, l’évêque doit travailler très sérieusement avec les prêtres et les diacres de son diocèse ». Même si cette collaboration peut sembler n’être qu’une simple question d’administration, le cardinal Egan a insisté sur le caractère « absolument indispensable et généralement très apprécié » de la présence de l’évêque, même si c’est par une délégation. Dans le même sens, l’évêque « doit être profondément intéressé de la condition et des initiatives de ses paroisses ». « Il est important que l’évêque y soit présent comme un père attentif, comme prêtre et comme ami », tout en respectant les curés des paroisses, a ajouté l’archevêque de New York.

Un autre domaine pour lequel l’évêque doit être « ouvert et favorable », est lié aux nouvelles communautés ecclésiales, qui constituent une « grande promesse de richesse spirituelle ». « Parce qu’elles sont nouvelles, et pour cela peu familières, elles peuvent être l’occasion de peurs ou de suspicions ». Le cardinal Egan a alors demandé aux évêques de faire preuve de discernement pour favoriser celles qui sont « guidées avec équité et compréhension et qui peuvent procurer un grand bénéfice à l’Eglise locale ».

Dénonciation de l’avortement, de l’euthanasie et de la peine de mort

Parmi les « exigences » nouvelles et « inattendues », le prélat a ensuite cité « l’urgence » de prendre soin de la famille et de tout ce qui y touche, comme l’éducation et l’éthique. Il a alors mis en garde contre les publications et les mouvements contre la famille qui « croissent dans tous les coins du monde », dénonçant en particulier des « massacres d’êtres humains » comme l’avortement, l’euthanasie ou la peine de mort. Il a encouragé à cette occasion un « dialogue persévérant » des évêques avec les scientifiques.

« L’évêque de notre temps doit exercer son gouvernement également dans les domaines de la pauvreté et de la paix », a continué le relateur général du synode. Il a ainsi demandé aux évêques de rappeler « en termes clairs les devoirs de chacun envers les pauvres » ainsi qu’envers les étrangers. Pour l’archevêque de New York, « tout doit être fait pour accueillir les populations entières qui « cherchent à fuir les guerres, la misère ou la maladie ».

L’évêque au défi de la mondialisation

Prendre conscience de la mondialisation constitue une autre « exigence » de l’évêque du 3ème millénaire, selon le cardinal Egan. Pour certains, elle est une « menace », a-t-il expliqué, alors que pour d’autres, « elle offre l’espoir ». Concluant sa relation en demandant aux évêques d’être « conscients tant de la menace que de l’espoir, alertant contre la première et facilitant la seconde », le prélat a enfin demandé aux participants au synode un engagement dans le dialogue oecuménique et interreligieux.

Avant la relation du cardinal Edward Michael Egan, la première congrégation générale du Synode avait été ouverte par le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques et président délégué de l’assemblée. (apic/imed/mk)

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