Encadré
L’Irak est une terre sainte, affirme le Père Yousif Thomas Mirkis: les deux tiers de l’Ancien Testament y ont été écrits, car la Bible a été constituée et pensée à l’époque de l’exil des juifs à Babylone. «Nous rencontrons chez nous au moins six grandes personnalités bibliques: d’abord Abraham, originaire d’Ur, en Chaldée, puis le prophète Ezéchiel, qui a décrit la ziggourat circulaire de Borsipa, près de Babylone, le prophète Daniel, Jonas à Ninive, près de Mossoul, Michée à Alquoch, Esdras, au sud de l’Irak. C’est dans cette région que nous assistons à la fondation du judaïsme moderne après l’exil à Babylone, en 538 avant J.-C. C’est l’exil qui a transformé l’hébraïté en judaïté, qui a permis le passage à une religion chargée d’une mission universelle».
Le pape Jean Paul II lui-même a mis l’accent sur Ur comme terre sainte. Le 15 mai dernier, un congrès chrétien organisé à Bagdad – auquel ont participé en particulier 330 personnes venues de 35 pays, dont 52 Américains qui ont beaucoup apprécié l’accueil irakien – a insisté sur le fait que l’Irak est une terre sainte tant pour le judaïsme, que pour le christianisme et l’islam. Les plus importants lieux saints de l’islam chiite se trouvent à Nadjaf – où selon la tradition chiite est enterré Ali, gendre du prophète Mahomet -, Kerbala, Koufa, Kazimeyn et Samarra. «L’Irak est une terre sainte pour les 3 religions et nous aimerions que le monde entier l’apprécie et se rende compte de la fertilité religieuse, spirituelle, artistique et littéraire de cette terre». (apic/be)
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