Paris, 3 octobre 2001 (APIC) Une délégation du Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECF) s’est rendue cet été en Israël et Palestine. Suite à ce voyage, elle a fait part à la presse, ce mercredi 3 octobre, de ses impressions et questions. Elle entend faire de même auprès des responsables politiques et appelle tous les chrétiens à la solidarité matérielle et spirituelle avec les Eglises d’Israël-Palestine.
La délégation était composée de Mgr Jérémie pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de Mgr Guy Thomazeau, évêque de Beauvais, pour l’Eglise catholique et du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France (FPF).
«Nous avons ressenti combien notre visite était reçue avec reconnaissance, à la fois comme manifestation de solidarité et parce que ceux qui ont vu peuvent témoigner», souligne le communiqué rédigé pour la circonstance par le CECF. Grâce au Near Bast Council of Churches, la délégation française a rencontré de nombreux responsables d’Eglises à Gaza, Bethléem et Jérusalem ainsi que des représentants de la société civile et des associations de défense des droits de l’homme, du 8 au 13 juillet dernier.
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont remarque combien les interlocuteurs de la délégation du CECF ont unanimement souligné trois points. Un: «Vous connaissez les faits mais vous êtres trop silencieux». Deux: «Comment peut-on parler de morale politique tant que les conventions et résolutions des Nations Unies ne sont pas respectées? Trois: «La politique de colonisation entreprise par l’Etat juif doit impérativement cesser. Or tel n’a jamais été le cas, même à la suite des accords d’Oslo. Et d’expliquer: «40 % de la bande de Gaza – 45 km de long, 8 km de large – est occupé par des implantations israéliennes, avec 5500 colons, sur une population totale de 1,2 millions d’habitants dont 830 000 réfugiés. Là nous avons rencontré une population stressée et sans espoir, avec un chômage de 53 % et toutes les conséquences psychosomatiques de l’impossibilité d’en sortir»
Le CECF entend donc relayer, notamment auprès des responsables politiques, ce qu’il a vu et cette parole des Eglises sœurs de Palestine et d’Israël. Non sans redire «son attachement au peuple juif» et en récusant «toute forme d’antisémitisme». Ce qui ne signifie pas qu’il approuve tout ce que fait l’Etat d’Israël, bien qu’il reconnaisse «son droit absolu à une vraie sécurité dans des frontières reconnues». Le CECF lance par ailleurs un appel aux chrétiens de France pour qu’ils s’engagent concrètement dans la solidarité (éducation, défense des droits humains, mouvements féminins, etc.) concrète avec les Eglises d’Israël-Palestine. Ils les invitent également à se joindre à la campagne internationale de veillée de prière pour la paix et la justice et la fin du conflit en Terre Sainte. Enfin, il souligne combien il est vital que les Chrétiens du monde entier continuent, en dépit des événements, de se rendre en Terre Sainte pour y manifester leur solidarité aux Eglises locales. (apic/jcn/pr)
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