Jérusalem: La Cour suprême interdit la pose de la première pierre du 3ème Temple
Jérusalem, 4 octobre 2001 (APIC) La Cour suprême israélienne a confirmé jeudi l’interdiction de la pose de la première pierre du 3ème Temple de Jérusalem par un groupe extrémiste juif, les «Fidèles du Mont du Temple». Cette nouvelle provocation du groupe messianique ultranationaliste menée par son leader Gershon Solomon – dont l’intention est de s’imposer sur l’Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam – avait été bloquée par la police de Jérusalem en raison de risques pour la sécurité publique.
Au lieu de l’emplacement prévu, le parking Givati, dans la vieille ville, les «Fidèles du Mont du Temple» ont tenu, sous haute surveillance, leur cérémonie près de l’entrée de la Porte dite des Maghrébins. Ils ont à plusieurs reprises, dans le passé, tenté de pénétrer sur l’Esplanade des mosquées, le Mont du Temple pour les juifs, dans le but d’y reconstruire le Temple de Jérusalem. Ils ont déjà promené leur «première pierre» – un bloc de 4,5 tonnes, volé depuis – dans les rues de la ville sainte.
«Libérer le Mont du Temple des païens arabes qui y prient»
La police israélienne craint des confrontations violentes avec les Palestiniens en prière sur l’Esplanade des Mosquées. Une telle manifestation, il y a deux mois, avait provoqué des réactions violentes de la part des Palestiniens.
Dans leur propagande diffusée sur internet, les «Fidèles du Mont du Temple» affirment qu’ils ont reçu la «mission historique divine» de reconstruire la maison du Seigneur sur le Mont Moriah. Les extrémistes, qui en ont fait le serment, affirment que «même pas le diable lui-même qui apparaît maintenant sous la forme de Yasser Arafat», ne pourra les en empêcher. Car Dieu espère d’Israël – poursuivent-ils – qu’il libère le Mont du Temple «des païens arabes» qui y prient. La prose de ce groupe ultra peut se lire sur le site internet: www.templemountfaithful.org.
Gershon Solomon a pour sa part déploré, selon la presse israélienne de jeudi, que la police de Jérusalem, qui avait d’abord autorisé la manifestation, l’ait ensuite interdite. Il a qualifié son attitude de «capitulation devant les menaces arabes de violence». (apic/jpost/haar/be)
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