Une guerre pour abolir l’identité libanaise

Encadré

Foutine Nehmé, est assistante sociale au service du Conseil des Eglises du Moyen-Orient (CEMO) et vit dans le caza (district) de El-Koura, appartenant au mouhafazat du Liban-Nord. Koura, une région chrétienne en majorité grecque-orthodoxe – avec également une présence musulmane, maronite, protestante, grecque-catholique -, se situe à une quinzaine de kilomètres de Tripoli, la deuxième ville du Liban. Mgr Elias Kurban est l’archevêque grec-orthodoxe de Tripoli. Foutine Nehmé est la sœur de Mgr Elias Awdeh, archevêque grec-orthodoxe de Beyrouth.

En 1982, elle a été appelée par le Conseil des Eglises du Moyen-Orient (CEMO), qui regroupe toutes les Eglises de la région, pour assumer la coordination d’un programme humanitaire au Liban-Nord appelé Urgence, Réhabilitation et Reconstruction. « Nous avions pour but d’aider chrétiens et musulmans qui subissaient sans distinction les conséquences d’une gurre civile atroce: morts, blessés, mutilés, personnes déplacées. Cette guerre avait pour but d’abolir l’identité libanaise. »

« Maintenant que la guerre est finie depuis plus de dix ans, nous ne recevons plus le même montant d’aide de la part de nos partenaires des Etats-Unis et d’Europe. C’est paradoxal, car les gens sont aujourd’hui davantage dans le besoin, car la situation socio-économique s’est considérablement dégradée: la pauvreté s’étend, la classe moyenne, qui était majoritaire avant la guerre, a été laminée. Une petite minorité est devenue très riche, mais la grande majorité fait désormais partie des couches pauvres. » (apic/be)

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