Intervention du cardinal Ratzinger: Revenir au Christ et sortir du nombrilisme ecclésial

Encadré

Durant la matinée du 6 octobre, le cardinal Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Mgr Paul Josef Cordes, président du Conseil pontifical «Cor unum» sont intervenus pour insister sur la figure historique du Christ qui permet d’atteindre le cœur des hommes et de ne pas affaiblir l’identité de l’Eglise. Le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques a, par ailleurs, invité les évêques à affronter avec fidélité et cohérence les défis de la société déchristianisée.

Pour le cardinal Ratzinger, «l’Eglise ne doit pas se replier sur elle-même», ni déployer son énergie à «s’occuper d’elle-même, de ses structures et de ses schémas. Le monde n’a pas soif de connaître nos problèmes internes, a-t-il ajouté, mais le feu que Jésus a porté sur la terre». Il a enfin mis en garde contre «une théologie et une mentalité contemporaine qui tendent à faire disparaître Jésus comme une personne historique et comme un Dieu, laissant seulement un message de valeurs qui peu à peu, deviennent vides».

Mgr Paul Josef Cordes a pour sa part mis en garde contre «une sécularisation des institutions caritatives catholiques qui risque de faire perdre de vue le visage de Jésus, le modèle biblique de toute forme d’amour envers le prochain». Pour lui, certains programmes chrétiens de charité pourraient être interchangeables avec ceux de la Croix rouge ou des Nations Unis. Ces institutions catholiques qui deviennent exclusivement humanitaires et philanthropiques, ne cachent pas qu’elles souhaitent se libérer du lien ecclésial considéré comme idéologique et donc comme un frein à leur indépendance. «Aujourd’hui encore, a-t-il conclu, comme le faisait le Christ, l’action caritative doit être mise en rapport constant avec l’annonce du règne de Dieu».

Pour le cardinal Giovanni Battista Re, «l’évêque, pour être un authentique témoin de l’espérance, doit savoir écouter et susciter des collaborations autours de lui pour élaborer les décisions, mais c’est à lui de décider, selon sa conscience, en pleine vérité devant Dieu, et non pas sur la base du poids numérique des conseillers». Il a enfin pointé du doigt un aspect de la collégialité en proposant une plus grande collaboration entre l’archevêque responsable d’une province ecclésiastique et les évêques de cette province, «afin que puissent exister des initiatives pastorales communes». (apic/imedia/be)

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