Pour plus de démocratie au sein de l’Eglise
Rome, 8 octobre 2001 (APIC) Le « synode de l’ombre », tenu à Rome en parallèle au synode des évêques, s’est conclu le 8 octobre 2001 en fin de matinée. Après 4 jours de débats, les trente participants à cette assemblée réunie par les mouvements « Nous sommes l’Eglise » et « Réseau européen Eglise de liberté », ont rédigé une lettre remise le 7 octobre au cardinal Schotte, organisateur du synode des évêques qui se déroule au Vatican. Ils y font part de leurs attentes pour l’Eglise catholique.
Le premier point demandé par les membres du synode du peuple de Dieu concerne la décentralisation de Rome « pour une plus grande proximité des évêques et des cardinaux avec le peuple ». « Nous demandons pour cela d’instaurer une démocratie au sein de l’Eglise catholique », a déclaré à l’APIC Elfriede Harth, porte-parole du mouvement « Nous sommes l’Eglise ».
Celle-ci a par ailleurs insisté pour que les évêques soient élus par les croyants et qu’ils puissent être de toutes origines – prêtres ou laïcs – « pour qu’ils aient la même expérience que les fidèles ».
Interrogée sur le déroulement du synode des évêques qui se tient au Vatican, Elfriede Harth a déclaré qu’ »il est ennuyant ». Elle a toutefois reconnu que quelques-unes des déclarations sont « intéressantes » et « montrent la volonté de certains évêques de faire évoluer le système », en particulier concernant la collégialité. « Nous voulons encourager cela et nous poursuivrons donc notre travail en ce sens », a-t-elle ajouté.
Concernant la demande de démission envoyée à J. Navarro-Valls suite à ses déclarations sur la « légitime défense » des Américains contre les Talibans, E. Harth a affirmé « qu’il agit pour le compte de l’Opus Dei », mais en sa qualité de porte-parole du Vatican, du pape.. « Nous sommes de l’avis du pape, mais pas de Navarro-Valls », a-t-elle conclu.
Cordon policier
Le 7 octobre, les participants au « contre-synode » se sont rendus à l’appartement du cardinal Jan Peter Schotte, secrétaire général du synode des évêques, pour tenter de lui remettre le message final. Un cordon de policiers les en a empêchés, au nom de la protection territoriale, puisque l’immeuble est en zone vaticane. Ils ont toutefois pu mettre leur lettre dans la boîte aux lettres. Une réponse est attendue. (apic/imed/pr)
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