Rome, 11 octobre 2001 (APIC) Les « délégués fraternels » se prononcer sur le rôle de l’évêque, dans la matinée du 11 octobre 2001, à l’occasion du synode des évêques. Les quatre interventions ont été applaudies par les évêques présents dans la salle. Les « délégués fraternels », au nombre de six, sont des représentants de confessions chrétiennes non catholiques.
Parmi les interventions, celle du métropolite Ambrosius, de l’Eglise orthodoxe de Finlande, a mis l’accent sur l’importance pour chaque évêque, qu’il soit catholique ou orthodoxe, de s’ouvrir au dialogue oecuménique. Remerciant le pape d’avoir montré que « la purification de la mémoire tient une part fondamentale » dans ce domaine, il a toutefois rappelé les divergences de vues sur la primauté du pape entre les deux confessions. En conclusion, le métropolite a lu un message du patriarche oecuménique Bartholomée I qui se dit « satisfait du thème choisi pour le synode ».
L’évêque Mikael Ajapahyan, de l’Eglise arménienne apostolique, est également revenu sur le rôle de l’évêque: « Dans un monde d’individualisme et d’auto-estime, les évêques doivent se diriger vers les pauvres », a déclaré l’évêque arménien, critiquant certaines attitudes d’évêques « bureaucrates qui se détachent des problèmes des gens simples dans leur palais épiscopal ».
Mgr Peter Forster, évêque anglican de Chester en Grande-Bretagne, est pour sa part revenu sur la question de la primauté de Pierre, qualifiant de « sage et nécessaire » la présence d’un « primat universel ». « Il faut toutefois s’accorder sur les droits précis et sur les responsabilités qui doivent être confiées à une telle forme de primat devant être pleinement oecuménique », a-t-il ajouté.
Outre les délégués fraternels, certains ’Pères synodaux’ sont également intervenus, au matin du 11 octobre.
Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, a particulièrement répondu aux critiques faites par les évêques diocésains aux membres de la curie. « Je me permets de demander à nos confrères qui travaillent dans les diocèses de ne pas exiger de nous des choses impossibles: nous sommes tous limités », a-t-il affirmé. « Que ce synode soit celui de l’unité », a conclu le cardinal.
« Vademecum épiscopal »
L’intervention de Mgr Mathieu Madega, évêque auxiliaire de Libreville, au Gabon, a été fortement applaudie. Il a formulé des demandes concrètes. La première consiste à instaurer « deux ou trois jours de retraite spirituelle » avant chaque synode. La seconde concerne ’l’après-synode, « qui devrait voir la publication d’un vademecum épiscopal, en plus de l’exhortation apostolique ». L’avant-dernier point concerne la priorité pastorale de l’évêque « qui doit se faire auprès des plus pauvres, mais aussi auprès des grands de ce monde qui ont, eux aussi, besoin d’être évangélisés ».
La dernière intervention marquante a été celle de l’évêque de Yei, au Soudan, Mgr Erkolano Lodu Tombe. Rappelant que « le conflit et la persécution au Soudan sont le résultat direct d’une campagne systématique d’islamisation et d’arabisation des peuples non arabes et non musulmans », il a lancé un appel aux évêques d’Asie, du Canada et de Chine pour qu’ils « fassent pression » sur les compagnies pétrolières de leurs pays, afin qu’elles n’achètent plus le « pétrole ensanglanté » du Soudan dont l’argent permet le fournissement d’armes. (apic/imed/pr)
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