Rencontre avec le vice-président de la Conférence épiscopale française

Encadré

Présent à Rome pour son premier synode, Mgr Pierre Ricard, évêque de Montpellier et vice-président de la Conférence épiscopale française, se dit satisfait des rencontres que permettent ce synode, en particulier avec les évêques africains et les patriarches orientaux. «On repart avec des noms, des visages et des expériences», explique-t-il en soulignant la «richesse» d’un tel «brassage».

Concernant les travaux en eux-mêmes, Mgr Ricard estime «qu’il y en a trop». «Surtout les dix premiers jours, lorsque les 250 évêques sont intervenus chacun leur tour durant 8 minutes», précise-t-il. Il constate toutefois une évolution dans l’ambiance entre évêques, «ce qui permet de souffler un peu». «Plus on se connaît et plus les évêques se sentent libres de parler et d’intervenir».

«La seule vraie fantaisie que j’ai vue, c’est le 16 octobre, quand nous avons fêté l’anniversaire de l’élection de Jean Paul II, des évêques africains et polonais se sont levés pour entonner des chansons !», commente en outre le prélat. «Mais de temps en temps, un évêque fait une réflexion amusante et alors on applaudit. On applaudit aussi quand un évêque parle trop longtemps et qu’au bout de ses huit minutes réglementaires, on lui coupe son micro pour laisser la place au suivant !».

Pas prêt à recommencer un synode de suite

Dans l’ensemble le climat est bon, affirme donc Mgr Ricard, trouvant toutefois le cadre «très contraignant». «J’aurais aimé avoir un peu plus de souplesse dans les interventions», regrette-t-il. «Mais je reconnais que nous sommes volontiers prolixes, et ce n’est pas facile à réguler».

En dehors des travaux synodaux, les évêques reçoivent de nombreuses invitations, venant d’autres évêques, ou encore de cardinaux, d’ambassades, ou même du pape, puisque Jean Paul II reçoit chaque jour à déjeuner chacun des membres du synode. «On est très sollicité», affirme l’évêque de Montpellier déplorant le manque de temps pour «souffler». «L’un ou l’autre a pu se reposer un dimanche après-midi, mais le rythme de travail nous a quand même laissé peu de temps pour faire du tourisme dans Rome». «Quand je suis parti pour le synode, on m’avait dit que je me reposerais, que je serais sur place donc que ce serait moins fatigant. Je tiens à dire que c’est tout de même très prenant !», conclut Mgr Pierre Ricard, satisfait, mais qui n’est pas prêt à recommencer un synode «tout de suite». (apic/imed/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/encadre-191/