La voix des Eglises orientales au sein du synode

Rome: Intervention du patriarche Grégoire III Laham et du cardinal Lubomyr Hussar

Rome, 23 octobre 2001 (APIC) Grégoire III Laham, patriarche grec-catholique melkite et le cardinal Lubomyr Hussar, archevêque grec catholique à Lviv sont intervenus le 23 octobre pour faire entendre la voix des Eglises orientales au synode. Grégoire III Laham a par ailleurs affirmé que les Israéliens «ont perdu le contrôle» de la situation au Moyen-Orient.

«La présence des membres des Eglises orientales n’est pas numériquement forte au synode ­ nous sommes un peu plus de 20 ­, a souligné Grégoire III Laham, mais l’influence est importante. Nous sommes là pour les sensibiliser sur l’existence des ’orthodoxes plus’, c’est à dire des orthodoxes qui sont aussi catholiques!»

Le cardinal Lubomyr Hussar, tout en affirmant sur le ton de la semi-plaisanterie que «de l’oreille au coeur, il y a souvent un long chemin» s’est dit satisfait de la «progressive disparition du paternalisme latin» et de la prise de conscience du fait que les Eglises orientales ne sont pas «une pièce de musée mais une partie vivante de l’Eglise qui doit être respectée pour elle-même».

Les Israéliens ne peuvent plus parler que par les armes

Interrogé sur la situation au Moyen-Orient, Grégoire III Laham a souligné «l’extrême fragilité de la situation». Pour lui, «les Israéliens ont totalement perdu le contrôle et n’ont plus la force de parler autrement qu’avec les armes». Tout s’est écroulé sur place, a-t-il poursuivi, alors même que Tony Blair et George Bush, de leur côté, ont promis un Etat palestinien».

Une marche de 3 km est organisée le 23 octobre, guidée par 13 responsables religieux chrétiens de la région, entre le centre œcuménique de Bethléem et la basilique de la Nativité. «C’est un signe fort, a expliqué Grégoire III Laham, au coeur d’une situation tellement tragique. J’espère seulement qu’ils auront le droit de passer et qu’il n’y aura pas de tirs. Trois chrétiens sont morts ces derniers jours», a-t-il précisé.

Pour lui, «dans la région, le dialogue avec l’Islam est une vieille tradition et déjà pendant la guerre du Liban, de nombreuses associations pour le dialogue s’étaient constituées. Aujourd’hui, elles fonctionnent bien», a-t-il ajouté tout en précisant cependant que «l’Islam est différent dans chaque pays et que l’union des Etats musulmans contre le terrorisme est fragile dans la mesure où les fondamentalistes s’en prennent à leurs propres gouvernements en leur reprochant leur faiblesse». (apic/imed/mk)

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